Une journaliste de Nice-Matin se rend sur une exploitation agricole. Un incendie vient de ravager des serres à Cagnes-sur-Mer. Elle découvre des carcasses de voitures de luxe brûlées sous les serres. Une banderole annonce même une activité de garage. Elle tente de faire son travail de terrain classique.
Le propriétaire la prend à partie avec une riveraine présente. Son fils intervient ensuite. Ugo Massi, conseiller municipal RN et délégué à la jeunesse, bouscule la reporter, il l’aurait projeté au sol sans ménagement et lui arraché aussi son téléphone portable ! Comportement assez violent et d’une rare sottise si confirmé par la justice.
Des proches de l’élu l’exfiltrent rapidement du terrain ; ils lui rendent son téléphone. Une plainte est déposée immédiatement. L’affaire prend une tournure grave.
Quelques heures plus tard, Massi appelle la journaliste. Il présente des excuses, ce qui est appréciable effectivement. Il reconnaît même avoir porté la main sur elle.
Le maire appelle à attendre la justice sereinement. Il invoque la présomption d’innocence et souligne l’émotion liée au sinistre de la veille.
Cette agression d’une journaliste par un élu RN soulève des questions : la liberté de la presse à travailler et le pourquoi d’une telle violence gratuite de plus en plus présente, voire décomplexée en France. On remarque également le silence des plateaux télés des chaînes de désinformation massive sur cette agression.






























