Encore une fois, un délinquant notoire multi condamné pour corruption en Algérie trouve refuge en France. Cet ex ministre algérien du temps de Boutef traîne pourtant des casseroles monumentales. Mais comme par magie, la justice a trouvé que son âge avancé et son état de santé présentaient une incompatibilité avec son extradition en Algérie. Décidément toute la racaille en col blanc utilise systématiquement la même excuse bidon, un état de santé dégradé dès que la justice s’occupe de plus près de ses affaires.
Pourtant la justice française possède les innombrables preuves de sa corruption. Il possède un patrimoine immobilier parisien qui n’a strictement rien à voir avec ses moyens financiers. Ableslam Bouchouareb – source Mondafrique – possède selon la justice française « un luxueux appartement, d’une superficie de 156 mètres au niveau du 5e arrondissement à Paris, sur le bord de la Seine tout près de le Cathédrale Notre Dame« . D’une valeur de 1,18 million euros. Il possède aussi un autre appartement dans le « 6e arrondissement de Paris, acheté à 900 000 euros et un autre en voix d’acquisition aux Champs-Elysées, d’une valeur d’un million d’euros« . On parle aussi d’une « somme d’1,3 million d’euros sur le compte du prévenu » !
Du coup, la France a décidé de créer deux castes d’OQTF : les bons OQTF, les millionnaires corrompus qu’on ne devra surtout pas extrader en Algérie quand cette dernière l’exige. Les mauvais OQTF, les casa-boudins, ceux qui doivent être expulsés de France en piétinant la procédure pourtant très simple qui doit passer par les laissez-passer consulaires.
Le parquet de la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait déjà rendu un avis défavorable aux six requêtes d’extradition formulées par l’Algérie au début du mois, dans son réquisitoire.
Cette fois, l’issue est définitive : l’ancien ministre Abdeslam Bouchouareb ne sera pas extradé vers l’Algérie, a tranché la justice française.
La chambre d’instruction de la cour d’appel y a opposé un avis défavorable. Elle estime qu’en raison de « l’état de santé et de l’âge » (72 ans) de celui qui a été ministre de 2014 à 2017, accepter de l’envoyer purger sa peine en Algérie pourrait avoir des « conséquences d’une gravité exceptionnelle ».
Pour la justice française, une réponse favorable aurait risqué de porter atteinte à l’article 3 de la convention européenne des droits de l’Homme et à l’article 5 de la convention d’extradition franco-algérienne de 2019.
La chambre a suivi le réquisitoire du parquet, qui avait estimé le 5 mars dernier que « l’éloignement d’Abdeslam Bouchouareb, gravement malade, ferait courir à celui-ci, si ce n’est un risque de vie, [un risque] de déclin rapide et irréversible de son état de santé », selon les mots de l’avocat général, Raphaël Sanesi de Gentile.
Photo d’illustration : L’ex-ministre algérien de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, en 2016, à Alger. © Farouk Batiche / AFP
(Avec AFP)
19 mars 2025






























