Pierre Lellouche, ancien ministre français et actuel chroniqueur, s’exprime lors d’une intervention publique au centre européen du judaïsme, en présence d’un grand rabbin et du président du Consistoire israélite. Lellouche, qui est d’origine juive séfarade, évoque l’histoire de la Révolution française et l' »islamisation » perçue de la France. Il poursuit en comparant implicitement la nécessité de « casser » l’Église catholique pendant la Révolution à une urgence similaire face à l’islam aujourd’hui, sans toutefois nommer explicitement les musulmans ou appeler directement à un « massacre ». Le ton est provocateur et alarmiste, insistant sur une vision conflictuelle entre la République laïque et les religions « dominantes ».
Sauf que l’islam ne contrôle absolument rien en France, walou, nada. L’État opère un harcèlement historique des musulmans en s’attaquant aux commerces, aux associations communautaires ou cultuelles, aux mosquées, aux écoles privées… Comparer la position du catholicisme en 1789 avec celui de l’islam en France est non seulement faux mais c’est surtout d’une grande stupidité. Mais qu’attendre de ces sayanim sionistes que la volonté de créer le chaos et pourquoi pas la guerre civile.
Ces propos sont choquants et irresponsables, surtout venant d’un ancien ministre. Ils flirtent avec une rhétorique haineuse qui essentialise les musulmans comme une menace existentielle, en instrumentalisant l’histoire pour justifier une violence potentielle. Cela rappelle les discours extrémistes qui ont mené à des tragédies passées.
« Pour que la République s’installe, il a fallu casser l’Église catholique, et on l’a fait : on attachait les curés et les nonnes nues pour les jeter dans la Loire, on a exécuté les bébés. (…) Aujourd’hui j’attends de voir ce que la République est capable de faire face à l’islamisation de la France. Moi, je vois de plus en plus de voiles dans les rues à Paris… »





























