Le dossier Epstein continue de faire trembler les grandes fortunes corrompues et autres banksters. Vendredi dernier, le siège parisien de la banque Edmond de Rothschild a été perquisitionné par les autorités françaises. Une opération judiciaire menée en présence d’Ariane de Rothschild, directrice générale du groupe. La scène a de quoi terroriser les milieux financiers intouchables.
L’enquête est conduite par le Parquet National Financier. Elle vise Fabrice Aidan, diplomate franco-israélien cité dans les dossiers Epstein, soupçonné de corruption d’agents publics. Aidan était alors détaché par la France aux Nations Unies. Il avait travaillé pour la banque Edmond de Rothschild avant de rejoindre le géant énergétique Engie, qui l’a depuis suspendu de ses fonctions.
Le lien entre la banque et l’affaire Epstein ne s’arrête pas là. Depuis la publication fin janvier de millions de documents américains, le nom d’Ariane de Rothschild circule dans les médias du monde entier. Les échanges de mails rendus publics par le département de la Justice américain sont accablants pour elle. Ils révèlent qu’Epstein, après des débuts professionnels en 2013, est progressivement devenu le conseiller stratégique et le confident de la dirigeante malgré ses condamnations et son passage en prison pour pédocriminalité.
Face aux révélations, la banque genevoise a réagi avec une sobriété calculée teinte d’hypocrisie assumée. Elle indique avoir « pris les mesures qui s’imposent pour garantir les intérêts de ses clients, de ses employés et de ses actionnaires« , sans entrer dans les détails. Une communication minimaliste qui n’apaise pas les inquiétudes. En coulisses, la pression sur l’institution n’a cessé de monter depuis des semaines.
Affaire à suivre…






























