Le parquet de Paris examine actuellement un signalement pour diffusion de fausses nouvelles. Il vise la députée Renaissance Caroline Yadan. L’élue LFI Gabrielle Cathala l’accuse d’avoir relayé des informations mensongères sur Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens.
Tout commence en février 2026. Caroline Yadan partage sur X une phrase attribuée à Albanese : « israël est l’ennemi commun de l’humanité ». Elle cosigne ensuite une lettre avec une cinquantaine de députés macronistes. Ils demandent au ministre Jean-Noël Barrot la démission de la rapporteuse onusienne. Lors des questions au gouvernement, Yadan interpelle directement le ministre sur ces propos supposés antisémites.
Pourtant, la citation est inexacte. Albanese n’a jamais prononcé ces mots exacts. Dans son intervention à Doha le 7 février, elle évoquait un « ennemi commun de l’humanité » en parlant d’un système économique et politique qui protège les violations des droits humains. Elle visait des mécanismes comme le capital financier, les algorithmes et les armes, pas l’israël en tant que tel ou le peuple israélien. La rapporteuse a publié la vidéo complète pour le prouver.
Ce montage a circulé via des comptes pro-israéliens et des ONG comme UN Watch. Plusieurs médias et élus l’ont repris sans vérification. Albanese a dénoncé une manipulation claire. Un collectif de juristes a soutenu cette analyse. Ils estiment que persévérer dans l’erreur après la mise au point relève du délit de fausses nouvelles, prévu par la loi de 1881 sur la presse.
Le signalement de Gabrielle Cathala, déposé via l’article 40 du code de procédure pénale, porte sur le tweet et la lettre collective. Le parquet étudie les faits. Il décidera bientôt s’il ouvre une enquête.
































