François Thierry, ancien chef de l’Office central pour la répression du trafic de stupéfiants, a été condamné ce 31 mars 2026 à seulement 1 an de prison avec sursis pour une accusation pourtant gravissime : « complicité de narcotrafic ». Le tribunal correctionnel de Bordeaux l’a reconnu coupable d’avoir couvert l’importation de plusieurs tonnes de résine de cannabis, dont sept tonnes acheminées en plein Paris.
L’affaire est d’une gravité extrême. À la tête de la lutte antidrogue, cet haut fonctionnaire policier est accusé d’avoir protégé des trafiquants et laissé passer d’énormes quantités de drogue. Pourtant, il n’ira pas en prison ; pas une seule journée ferme. Le parquet avait même requis sa relaxe sur certains points !
Cette peine riquiqui provoque l’indignation. Alors que des milliers de petits dealers écopent de lourdes peines de prison ferme pour quelques grammes, l’ex-patron des stups sort quasiment blanchi. Cette décision renforce le sentiment d’impunité pour les élites et du deux poids deux mesures dans la justice française.
Dans un pays qui prétend mener une guerre contre le narcotrafic, cette affaire apparaît comme une provocation. Elle mine profondément la confiance des citoyens envers les institutions. Comment lutter sérieusement contre la drogue quand celui qui devait la combattre bénéficie d’une telle clémence ?
































