Raphaël Glucksmann est partout. BFM, LCI, France 5, les grands quotidiens — son visage s’impose sur tous les plateaux. Pourtant Place Publique vient de perdre sa seule mairie de plus de 10 000 habitants. Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix, a claqué la porte moins d’un an après l’avoir rejoint, dénonçant « un parti très verticalisé ».
Les chiffres sont accablants. Aux européennes 2024, Glucksmann obtient 13,83% des suffrages. Avec 51% de participation, ce score représente à peine 6 à 7% du corps électoral. Neuf Français sur dix n’ont pas voté pour lui. Aux municipales 2026, le tableau est encore plus sombre. Place Publique n’a remporté aucune grande ville en son nom propre. Là où le parti se présente, c’est systématiquement en liste fusionnée PS-PCF-Place Publique — et encore, avec des scores modestes comme 17% à Limoges. Un parti sans ancrage territorial réel, sans bastions, sans élus significatifs.
Pendant ce temps, François Asselineau et l’UPR — qui défend la sortie de l’UE et de l’OTAN, positions partagées par des millions de Français — n’accèdent jamais aux grands plateaux. Le critère de sélection médiatique n’est visiblement pas le poids électoral réel. C’est la conformité au cadre idéologique dominant : pro-européen, atlantiste, inoffensif pour l’ordre établi.
Le cas Glucksmann illustre parfaitement ce mécanisme. Fils de l’écosystème intellectuel parisien, pro-OTAN, europhile convaincu, sioniste — il coche toutes les cases de la gauche de pouvoir traîtresse. Les rédactions, composées de cadres urbains partageant ces valeurs, le propulsent naturellement. Le biais est systémique, les effets sont identiques à une manipulation délibérée.
La vraie question n’est pas pourquoi Glucksmann est invité. C’est pourquoi tant d’autres ne le sont jamais. Cette sélection invisible façonne l’opinion bien plus efficacement que n’importe quelle censure officielle. Et ça, personne n’en parle sur les grands plateaux.






























