Il est vrai que l’on prête assez facilement aux fervents de Sion la domination complète du monde, par le biais d’un État profond transnational qui mènerait ce monde en général et les États-Unis en particulier, en avançant comme preuve l’impunité totale d’Israël… Mais soyons logique, si tel était le cas, voilà belle lurette que les États-Unis auraient largué une bombe nucléaire sur l’Iran, tant il est vrai que ces fous de Sion ne ménagent pas leur folie lorsqu’ils sont maîtres d’une situation… Tout laisse donc à penser qu’il reste encore des obstacles avant la domination effective du monde par Sion. L’oncle Sam n’est pas encore tout à fait l’oncle Samuel. Le grand oncle Sam veut rester puissant, même s’il continue de protéger le petit oncle Samuel qui veut devenir grand… Grand Israël…
Cette mouvance qui veut la gloire mondiale de Sion, n’est donc manifestement pas encore maître du monde, pas complètement. Sa stratégie pour y parvenir complètement est plutôt simple : affaiblir sociétalement les nations fortes jusqu’à les dégénérer et les soumettre, d’une part, et d’autre part, renforcer et agrandir radicalement la nation israélienne. Une stratégie double. Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais les voix soutenant Sion ont toujours hurlé en faveur du sans-fontiérisme et l’immigration pour tous les pays sauf pour Israël. Vous allez me dire qu’il y a aujourd’hui des sionistes de droite frontiéristes opposés aux sioniste de gauche sans-frontiéristes… bof, les deux croient inébranlablement au Livre d’Esaïe, qui prophétise Jérusalem centre du monde… le mondialisme centré sur Jérusalem apparaît en effet déjà à la fin du Livre d’Esaïe… « nous mangerons les richesse des nations et nous nous glorifierons de leur gloire » (Esaie 61, 6). Les Juifs sont-ils tous esaïstes ?… D’autant qu’il y a des Goyim esaïstes… Il n’en reste pas moins que pour parvenir au but suprême de la domination mondiale – avec Jérusalem comme capitale d’un gouvernement mondial, comme le préconisait l’israélite Jacques Attali -, cette mouvance esaïste influence outre-Atlantique les deux grandes tendances : les Démocrates, qui mettent plutôt l’accent sur l’affaiblissement sociétal des nations, et les Républicains qui le mettent plutôt sur le renforcement radical d’Israël, surtout avec Trump. Pour l’affaiblissement des nations, les fervents de Sion ont promu l’idéologie du mondialisme sans-frontiériste, et le sans-frontiérisme sociétal… Et pour le renforcement radical d’Israël, ils ont promu le messianisme judéo-chrétien… le salut par Jérusalem… Les nations blanches chrétiennes ou anciennement chrétiennes subissent donc à la fois l’affaiblissement sociétal sans-frontiériste et la quasi injonction au messianisme judéo-chrétien, et le résultat est que la population blanche de type européen disparaît par dénatalité radicale et métissage forcené…
Trump s’est affirmé très tôt anti-mondialiste et l’État profond transnational a donc tout fait pour lui barrer la route du Pouvoir. Mais, je ne vous l’apprends pas, malgré l’acharnement ahurissant de la quasi totalité des médias contre lui, l’homme au cheveux oranges accéda finalement au Pouvoir. Beaucoup de Blancs virent en lui le messie des Blancs. Mais comme pour donner le change de son anti-mondialisme radical (retrait d’accords et d’organismes internationaux, tarifs douaniers massifs, réduction de l’aide à l’étranger, renforcement de la frontière avec le Mexique, protectionnisme mastoc… ), il renforça tout aussi radicalement Israël, d’abord en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’État hébreu puis en y inaugurant la nouvelle ambassade américaine, anciennement à Tel-Aviv. Puis, il retira les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien, considéré par Israël comme une menace existentielle. Trump réimposa aussi des sanctions sévères contre l’Iran (« maximum pressure »), s’alignant sur la position israélienne. Il coupa également les financements américains à l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens et à l’Autorité palestinienne (via le Taylor Force Act, conditionnant désormais l’aide au non-paiement des « salaires des martyrs »). Enfin, il reconnut la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan. Sans oublier la reconnaissance de la légalité des colonies israéliennes en Cisjordanie, rompant avec le droit international majoritairement accepté, ainsi que la publication du « Deal du siècle », un plan de paix très favorable à Israël qui prévoyait l’annexion possible de parties de la Cisjordanie, et une capitale palestinienne limitée dans un État palestinien démilitarisé, mais cette publication fut rejetée par la partie palestinienne et précéda la négociation et la signature des Accords d’Abraham avec quelques pays arabes, accords mis en œuvre par les ultra-sionistes Avi Berkowitz et Jared Kushner, gendre de Trump. Mais malgré tous ses bienfaits pour Israël, les fervents de Sion mondialistes lui barrèrent encore radicalement la route du Pouvoir en 2020, son anti-mondialisme étant toujours rédhibitoire.
En 2024, ils lui barrèrent tellement la route qu’ils tentèrent de l’assassiner, deux fois. Mais il gagna quand même les élections de 2024 et accéda une seconde fois au Pouvoir. Il commença son mandat par une croisade anti-mondialiste (réduction drastique de l’aide à l’étranger et de l’immigration, décrets contre les idéologies woke et climatiste, retrait de l’OMS et de l’Accord de Paris (pour la seconde fois), protectionisme forcené, droits de douane massifs, police des frontières… ), et certains Blancs virent en lui leur messie. Mais, pas rancunier, il se remit assez rapidement à renforcer Israël plus que jamais. Renforcement militaire d’Israël dans la guerre à Gaza et en Iran, intervention américaine en Iran, rejet du mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale contre Netanyahu, sanctions contre cette Cour, contre les juges, et contre la rapporteuse spéciale de l’ONU, Francesca Albanese (qui n’est pas albanaise mais italienne ! ). Là encore, il est à parier que sa croisade antimondialiste lui sera rédhibitoire et que l’ingratitude de son « alliée » hébraïque lui sera fatale… Il est à parier aussi que les fervents de Sion mondialistes, ayant pris du plomb dans l’aile, sous Trump, se rabattent sur une stratégie militaire très agressive au Moyen-Orient en vue du Grand Israël… « puisque le mondialisme est flingué hâtons le Grand Israël ! ». Guerre totale contre les pays musulmans, donc, et contre le monde in fine, qui s’opposera à cette déstabilisation. Trump soutiendra-t-il jusqu’au bout Israël contre le monde… Finira-t-il comme Kennedy s’il change d’avis ?… Oui, et il le sait si bien. Tout compte fait, il n’est peut-être pas le messie des Blancs que certains Blancs voyaient en lui, ce dont certains sont toujours persuadés…, il y a pourtant de quoi douter… : mains salement ensanglantées, graciant des escrocs qui après avoir été graciés continuent leurs crapuleries… Messie ou pas messie, il soutiendra très probablement les fous de Sion jusqu’au bout, jusqu’à trahir les intérêts américains, jusqu’à la chute de ces fous de Sion, qui entraînera sa propre chute… Disons-le tout net, si Israël tombe, Trump tombera aussi… Il me semble que le messie des Blancs est celui qui les convaincra de ce dont ils se sont coupés : la réalité spirituelle…, dont le monde empirique n’est qu’une manifestation, périssable…
Les Blancs ne seront sauvés de l’extinction que lorsqu’ils serviront avec déférence cette réalité spirituelle, réalité non-périssable. La religion des anciens Grecs était intégrée, élite comme petit peuple, à tous les aspects de leur vie, prières, processions, purifications quotidiennes… avant toute prière, offrande, repas sacrificiel ou libation, ou avant d’entrer dans un sanctuaire, on se lavait les mains, parfois le visage, avec de l’eau lustrale, purifiée à l’aide de laurier enflammé plongée dans l’eau… les offrandes comme les prières étaient quotidiennes, avant les repas, prières avant un voyage ou un accouchement, autels domestiques… les généraux sacrifiaient avant la bataille, et la victoire était vue comme une faveur divine… La naissance d’un enfant était placée sous la protection de la déesse Eileithyia, déesse de l’enfantement, Artémis et Héra étaient aussi invoquées comme protectrices des femmes et de la maternité. L’arrivée d’un enfant était vue comme une bénédiction des dieux, un accroissement de l’oikos (la maison/famille) et une continuation de la lignée… les sanctuaires, temples, autels, oracles, mystères, fêtes, permettaient au peuple, au quotidien, de servir un idéal spirituel… même la répression de la délinquance – plus sévères contre les métèques que contre les citoyens (peine de mort pour agression grave) – était vue comme une manière de purifier la cité… même un Grec d´une autre cité avait un statut de métèque… la cité elle-même était parfois purifiée, processions avec de l’eau lustrale, purification des sanctuaires, sacrifices expiatoires, fumigations… Tout était ritualisé journellement pour éviter la souillure (miasma), souillure physique (sexe, contact avec un cadavre, naissance, contact avec du sang… ) et souillure morale (démesure, orgueil excessif, outrage aux dieux ou aux lois de l’hospitalité, blasphème, parjure, violation grave des règles religieuses ou sociales… ). Le culte des dieux devait se faire dans la joie (euphrosynè) : prier ou sacrifier sans joie était considéré comme inadéquat. Le service divin devait être accompli avec joie, car les dieux étaient considérés comme source de toutes joies ici-bas.
Cette intuition de purification, de pureté, a été perdue chez les Blancs aujourd’hui, où c’est plutôt la souillure qui est ritualisée… déjà au sommet, mais pas seulement… Le christianisme fut aussi une forme de ritualisation de purification morale, mais les Blancs s’en sont éloignés au cours des deux siècles précédents. Le messie des Blancs sera celui qui les convaincra de revenir à une forme de purification, en leur apportant sans doute cette forme, mais surtout l’esprit derrière cette forme.
———————————————
Commander le dernier roman de Lotfi Hadjiat ici :
Pour suivre l’auteur :
http://leblogdelotfihadjiat.unblog.fr
Nouveau compte Twitter X :
————————

































