Un procès hors norme secoue actuellement le palais de justice de Paris. Vingt-deux personnes comparaissent devant la cour d’assises spéciale pour des faits d’une gravité rare. Parmi elles, des militaires liés à la DGSE, un policier et plusieurs chefs d’entreprise fortunés. Tous sont accusés d’avoir participé à un vaste réseau criminel né au sein d’une loge maçonnique de Puteaux, une véritable conspiration maçonnique.
Cette loge, baptisée Loge Athanor, aurait organisé pendant près d’une décennie : agressions, intimidations, assassinats commandités… L’affaire a éclaté en juillet 2020, lorsque deux hommes armés sont interpellés près du domicile d’une coach en entreprise à Créteil qu’ils voulaient assassiner après l’avoir violemment agressée 9 mois auparavant.
Un engrenage qui va de l’intimidation au meurtre
Les investigations de la police révèlent alors un système bien plus vaste que prévu. Selon l’accusation, l’organisation aurait amassé environ 210 000 euros en monnayant ses services criminels. Les cibles varient : une responsable achats agressée par un faux livreur, une voiture incendiée, un élu tabassé… Mais le point culminant reste l’assassinat du pilote automobile Laurent Pasquali, tué en 2018 pour une sombre histoire de recouvrement de dettes, enterrée dans les bois. Plus troublant encore, l’un des exécutants présumés a évoqué, en garde à vue, jusqu’à vingt contrats criminels possibles. Il aurait même mentionné la mort suspecte d’un ambassadeur chinois en poste en israël, sans que ce lien soit confirmé à ce stade.
La DGSE face à ses « brebis galeuses » de la loge Athanor
Reste la question qui fâche, celle de la responsabilité institutionnelle. Les deux militaires interpellés à Créteil gardaient un site du service Action, sans en être officiellement membres. Interrogé à visage découvert, l’ancien directeur du renseignement extérieur Bernard Emié a nié toute défaillance de son ancienne maison (qui peut croire de telles fadaises). Il affirme avoir découvert l’affaire en même temps que la presse, comme n’importe quel citoyen. Ce qui fait de lui, ipso facto, un très mauvais dirigeant de service d’espionnage !
Or, les avocats de la défense contestent fermement cette version des faits. Ils dénoncent une institution qui se protège et qui aurait multiplié les mensonges durant l’instruction. Pour eux, parler de simple « dérive individuelle » reviendrait à masquer un défaut structurel de contrôle et d’encadrement.
Une loge, mais pas la première dans la tourmente
Cette affaire ravive un vieux débat sur les liens troubles entre certaines loges et la sphère publique. L’histoire en garde d’ailleurs plusieurs souvenirs cuisants. Dès 1901, l’affaire des fiches avait révélé comment des francs-maçons espionnaient les convictions religieuses de milliers d’officiers. Plus récemment, l’affaire de la Grande Loge Nationale Française à Nice avait mis au jour l’usage de fichiers policiers confidentiels à des fins d’obédience.
Les années 1990 n’ont pas été épargnées non plus, avec les scandales des HLM de Paris et des Hauts-de-Seine. Le nom de certaines loges est également ressorti dans l’affaire du Carlton de Lille, autour de réseaux d’influence mêlant politique et milieux d’affaires. À chaque fois, le même schéma revient : un cercle fermé, un principe de discrétion absolue, et des membres qui en profitent pour contourner les règles communes.
Un verdict très attendu d’ici mi-juillet
Le procès Athanor doit se poursuivre jusqu’à la mi-juillet, avec un verdict lourd de conséquences. Les réquisitions donnent déjà le ton : jusqu’à vingt-deux ans de réclusion criminelle pour l’exécutant présumé Sébastien Leroy. D’autres accusés, comme les militaires Carl Esnault et Pierre Bourdin, risquent également de lourdes peines. Au-delà des peines individuelles, c’est bien la crédibilité d’un service de renseignement qui se joue devant les jurés.
Comment une institution dont le métier est justement de tout savoir a-t-elle pu ignorer les agissements de ses hommes pendant si longtemps ? La réponse de la justice, attendue dans quelques semaines, pourrait bien redessiner durablement les règles de contrôle interne des services secrets français même s’il est largement trop tard…
Rappel salutaire
C’est cette maçonnerie décadente et dégénérée qui a imposé dérnièrement l’euthanasie à la France entière.





























