Le 15 juillet 2026, le tribunal administratif de Paris a rendu un jugement retentissant. Il annule la décision du Collège de France d’avoir déprogrammé un colloque consacré à la Palestine. L’institution doit désormais verser quatre mille euros aux organisateurs déboutés. Derrière cette décision technique se cache une bataille bien plus large, qui touche directement à la liberté académique en France piétinée par l’ultra puissant lobby sioniste parisien. France Universités avait d’ailleurs publié un communiqué pour condamner cette censure indigne de la France !
Pendant des mois, cette affaire a cristallisé les tensions entre recherche universitaire et pression politique. Le verdict vient trancher, non sans nuances, ce climat tendu que traverse aujourd’hui le monde universitaire français. Cette décision judiciaire dépasse le simple contentieux administratif entre une institution et des chercheurs mécontents. Elle interroge frontalement la capacité des établissements français à résister aux emballements médiatiques et politiques et aux pressions des lobbys.
Remontons en novembre 2025, quand la controverse a véritablement démarré autour de cet événement. Le célèbre professeur Henry Laurens organisait alors un colloque intitulé « La Palestine et l’Europe ». Un article du magazine Le Point a immédiatement mis le feu aux poudres médiatiques. Des médias proches du groupe Bolloré ont ensuite amplifié cette polémique naissante avec insistance. Le président du Crif, Yonathan Arfi, a lui aussi critiqué publiquement l’événement sur les réseaux sociaux. Des graffitis visant deux professeurs sont apparus dans l’enceinte du prestigieux établissement parisien. L’ex patron du Crif Richard Prasquier a publié un article pour appuyer cette censure sur le site même du Crif ! Vont-il traiter le TA d’antisémitisme ?
Pire, le prix Nobel d’économie (sic), Philippe Aghion, a également fait une déclaration mensongère pour appuyer cette censure académique comme vous pouvez le constater dans la vidéo ci-dessous ! On savait qu’il était mauvais en économie, on sait aujourd’hui qu’il est également pour la censure académique. La justice a donné tort à son analyse.
Face à cette pression grandissante venue de tous côtés, le ministère de l’éducation nationale est intervenu directement ! Le Collège de France a fini par céder et annuler purement le colloque prévu. Une première dans l’histoire de l’institution !
Palestine et censure sioniste en France
Or ce jugement de fond diffère profondément d’une première décision rendue dans l’urgence. En référé, la justice avait initialement donné raison à l’administration du Collège de France. Cette procédure exige pourtant une illégalité si flagrante qu’elle saute aux yeux immédiatement, sans instruction poussée. Le tribunal, cette fois, disposait du temps nécessaire pour examiner sereinement l’ensemble du dossier. Il a alors démonté, un par un, les arguments avancés par l’établissement parisien pour justifier l’annulation.
Le risque de polémique, estime-t-il, n’excède pas les missions normales d’une université ouverte au débat. Les graffitis constatés ne caractérisaient pas non plus un danger suffisant pour l’ordre public. Cette décision confirme ainsi qu’aucun problème réel n’entachait le contenu scientifique du colloque annulé. Le Collège de France avait pourtant validé ce programme des mois auparavant, en y consacrant déjà un budget conséquent pour la traduction simultanée des débats.
Plusieurs avocats impliqués dans cette affaire saluent une victoire importante pour la liberté académique française. Ils y voient un désaveu clair de ceux qui voulaient étouffer la recherche sur la Palestine. Toutefois, certains représentants associatifs appellent également à une prudence légitime face à l’euphorie ambiante. Les critères retenus par le juge dépendent fortement, rappellent-ils, du contexte précis de chaque affaire. D’autres avocats notent enfin que ce jugement ne change rien à la politique française globale. La France continue en effet de coproduire des munitions aux côtés de l’entité sioniste sans complexe apparent. Elle maintient également son soutien affiché à l’industrie d’armement israélienne, malgré la situation à Gaza. Rien ne change de ce côté !
Cette affaire dépasse largement le simple cadre d’un colloque universitaire annulé puis rétabli ailleurs. Elle illustre une tendance plus large de surveillance accrue de la parole sur la Palestine. Des étudiants ont récemment fait l’objet de poursuites disciplinaires pour leur soutien au peuple palestinien. Des conférences continuent d’être annulées dès qu’elles abordent frontalement ce sujet sensible et clivant. Une exposition au Mucem a également été perturbée par le Crif local !
Ce jugement resserre néanmoins l’étau autour de cette criminalisation grandissante du débat universitaire. Il rappelle enfin qu’une simple polémique médiatique ne justifie jamais, à elle seule, une censure institutionnelle. La liberté académique, conclut ce jugement, doit rester protégée en France, même sous une pression intense. Reste à savoir si d’autres établissements s’appuieront désormais sur ce précédent pour résister à des pressions similaires. L’avenir du débat universitaire sur la Palestine en dépend directement, estiment plusieurs observateurs du dossier.
Avec cette censure historique du Temple de la science académique française, imaginez ce que peut faire ce même lobby dans les misérables rédactions de la presse papier, radio ou télé…





























