Deux affaires récentes soulèvent des interrogations sur la neutralité des institutions françaises concernant la question palestinienne. D’un côté, un colloque financé par le gouvernement israélien se tient au Sénat. De l’autre, le Collège de France annule un événement sur la Palestine après une vive controverse. Ces faits relancent le débat sur la liberté académique et la transparence politique. Nous sommes face à une censure assumée inacceptable.
Selon Mediapart, le ministère israélien des affaires étrangères aurait versé 72 000 euros pour soutenir un colloque organisé par le lobby Elnet France. Officiellement, cette rencontre visait à lutter contre les violences faites aux femmes en temps de guerre alors que l’entité sioniste multiplie les scandales de viols de prisonniers palestiniens ! Cependant, plusieurs documents montrent que ce financement servait aussi à renforcer l’image de l’israël à l’étranger. Ce soutien financier, non déclaré à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), pose de sérieuses questions.
Pendant ce temps, le Collège de France a décidé d’annuler un colloque sur la Palestine prévu les 13 et 14 novembre. L’institution justifie sa décision par des raisons de sécurité et de neutralité. Pourtant, de nombreuses voix dénoncent une pression politique ayant conduit à une forme de censure déguisée. Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a salué une « décision responsable », tandis que des associations pro-israéliennes se sont félicitées de l’annulation. C’est clairement une censure assumée par l’exécutif !
Ces deux situations traduisent une tension croissante entre liberté d’expression et influence diplomatique. D’un côté, le financement étranger d’événements officiels interroge la souveraineté parlementaire. De l’autre, la peur de la polémique semble restreindre le débat académique. À terme, ces dérives risquent d’affaiblir la confiance du public envers les institutions et d’éroder la neutralité républicaine qu’elles revendiquent.
C’est encore une fois la démonstration de la puissance du lobby sioniste en France qui peut tout se permettre. Aucune contradiction ne les dérange, tout est possible tant qu’il s’agit de servir les intérêts de Tel-Aviv…































