Le syndicaliste n’a pas mâché ses mots ce matin sur une chaîne d’info, pire, il ne se rend même compte de l’absurdité de sa tirade. Il dénonce ouvertement les élus de La France Insoumise. Selon lui, ces demandes répétées de rapports IGPN cachent une volonté de traquer systématiquement les policiers et d’éviter les bavures ! Il voit là une ingérence politique dangereuse qui mine le moral des troupes ! Il ne se dit pas que c’est juste un droit démocratique de surveillance des institutions !
Pourtant, personne ne conteste le droit légitime de contrôle. Des morts suspectes en garde à vue ou des violences sexuelles commises en détention exigent une enquête rigoureuse ; l’IGPN existe justement pour ça. Les familles veulent des réponses claires. Les abus graves ne peuvent rester impunis. Demander des comptes après une faute sérieuse reste normal et indispensable autrement c’est le règne de l’arbitraire et de l’injuste, donc d’un chaos futur certain.
Il est crucial de comprendre que les bavures policières peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la confiance du public envers les forces de l’ordre.
Personne ne traite de « anti-médecins » ceux qui réclament un dossier médical après une erreur fatale à l’hôpital. On exige une expertise claire ; on veut comprendre la faute. Surtout, on cherche à éviter que cela recommence. Le parallèle avec la police saute aux yeux. Un contrôle précis sur un drame précis n’attaque pas toute la profession. Le problème avec la police c’est qu’elle utilise des armes létales au quotidien, elle doit donc accepter de se faire contrôler plus que les autres. On ne parle même pas des personnes qui décèdent au commissariat en GAV !
Quand on constate que le patron du syndicat Alliance a déjà fait réintégrer des agents radiés par la justice, on est en droit de se poser des questions cruciale pour notre sécurité.
Des bavures de plus en plus nombreuses ?
Ces derniers mois, plusieurs affaires de bavures ont choqué l’opinion. Un homme de 78 ans meurt en garde à vue à Paris sans trace de violence apparente. À Sarcelles, trois policiers sont accusés d’avoir violé un gardé à vue avec une matraque. À Bobigny, des agents filment des violences sexuelles dans les cellules du tribunal. Les rapports IGPN révèlent aussi des décès suspects en dégrisement ou après interpellation musclée. Ces cas s’ajoutent à une liste déjà longue… On parle de MORTS ! Chaque fois, les familles exigent la vérité. Les élus LFI réclament les documents pour faire la lumière. Pourtant, ces drames isolés ne doivent pas salir toute la profession. Le contrôle reste indispensable, mais sans généralisation hâtive.
Pire, les sanctions contre les responsables de bavures sont ridicules et très rares, quasi inexistantes ! De plus l’état vient de faire voter un droit de présomption de légitime défense ! Ce qui ne fera qu’augmenter le nombre de bavures à coup sûr… Du coup se faire passer pour des victimes est juste faux et insupportable.



























