Antananarivo, 3 août 2026 – Coup de théâtre dans l’enquête sur la vague d’enlèvements qui secoue Madagascar. La justice a officiellement confirmé la perquisition d’un temple maçonnique situé à Ivandry, dans la capitale. L’opération, d’abord révélée par une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, a été validée par le parquet dans une déclaration diffusée par le ministère de la Justice.
La procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo, Narindra Navalona Rakotoniaina, a précisé que les investigations ont ciblé un « lieu de réunion d’une société secrète ». Dans la vidéo officielle, le local est identifié comme appartenant à la Loge Étoile australe, rattachée à la Grande Loge nationale française (GLNF).
Selon les autorités, plusieurs éléments ont été constatés sur place en présence de représentants de la justice :
- un cercueil contenant des ossements humains,
- d’autres cercueils,
- des sabres et une épée, typiquement maçonniques,
- de nombreux documents administratifs de l’organisation,
- un ouvrage décrivant un « rituel funèbre »,
- et une salle de réunion équipée d’un autel « semblable à celui que l’on voit dans une église ».
Un temple maçonnique impliqué
La magistrate a déclaré que « l’existence d’un sacrifice peut être envisagée » et que les réunions de cette société secrète pourraient être liées aux séries d’enlèvements enregistrées dans le pays. Elle a toutefois souligné que les investigations sont toujours en cours et qu’aucune conclusion définitive n’a encore été tirée.
Trois personnes placées en détention
Deux hommes et une femme, présentés comme membres de cette loge, ont comparu devant le parquet le 1er août 2026. À l’issue de leur audition, ils ont été placés en détention provisoire.
L’une des personnes interpellées occupe les fonctions de chef de la Circonscription scolaire (Cisco) d’Antananarivo Ville. Les trois suspects sont poursuivis pour sorcellerie, enlèvement, profanation de sépulture et menaces de mort. Le parquet examine désormais un éventuel lien entre ces pratiques rituelles et les disparitions de personnes signalées ces derniers mois.
Un contexte ultra sensible
Cette perquisition intervient dans un climat de forte insécurité marqué par une multiplication des enlèvements et des disparitions à Madagascar. Les autorités ont multiplié les opérations ces dernières semaines. La franc-maçonnerie, qui compterait entre 1 500 et 2 000 membres à Madagascar toutes obédiences confondues, se retrouve ainsi au cœur des soupçons, même si les responsables judiciaires ont soigneusement évité d’employer systématiquement le terme « franc-maçonnerie » dans leurs déclarations publiques.
Des organisations maçonniques ont déjà réagi en rappelant leur attachement aux valeurs humanistes et en rejetant tout amalgame avec des actes criminels. D’autres membres de la loge pourraient être identifiés et entendus dans les prochains jours.
Cependant, on ne peut pas ne pas oublier de parler d’autres scandales criminels impliquant les loges maçonniques notamment en France. Faut-il rappeler le très récent scandale de la loge Athanor (GL-AMF, née d’une scission avec la GLBF), ses assassinats, agressions, tentatives de meurtres avortées… Sans oublier le côté ténébreux de l’occultisme et de la sorcellerie que l’on a pu observé dans un château dans le sud-ouest de la France, à Trébons !




























