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Accusation de viol : les soutiens embarrassants de Gérald Darmanin
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Accusation de viol : les soutiens embarrassants de Gérald Darmanin 

Qui se ressemble s’assemble, n’est-ce pas !


Deux députés LREM qui ont signé une tribune de soutien à Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, ont fait l’objet d’accusation(s) de « harcèlement sexuel » et « agression sexuelle ».

Pierre Cabaré et Christophe Arend. Ces deux députés « marcheurs » ont en commun d’avoir signé une tribune (parue dans Le Monde) de 167 élus issus de la majorité parlementaire, qui appelaient au respect de la présomption d’innocence de Gérald Darmanin, sous le coup d’une plainte pour viol, harcèlement sexuel et abus de confiance. Comme le ministre de l’Intérieur, Pierre Cabaré et Christophe Arend font l’objet de graves accusations. Le premier, élu de Haute-Garonne est dans le collimateur de la justice pour des faits présumés d’agression sexuelle (main aux fesses), harcèlement sexuel et harcèlement moral dont l’accuse sa suppléante et ex-collaboratrice parlementaire, Lucie Schmitz. Saisis du dossier, les enquêteurs du Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Toulouse ont, selon nos informations, clos leurs investigations. La plaignante et son avocat attendent désormais de savoir quelle suite le parquet de la ville rose va donner à cette affaire.

De son côté, le député de Moselle Christophe Arend est visé par une plainte pour des faits supposés de “harcèlement sexuel” et “agression sexuelle”, dont l’accuse une ex-assistante parlementaire. Après un premier classement sans suite par le procureur de la République de Sarreguemines fin 2017, l’affaire avait été relancée en septembre 2018. Dans un communiqué, les avocats de la victime présumée avaient alors annoncé le dépôt d’une nouvelle “plainte avec constitution de partie civile à raison de faits de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle contre Monsieur Christophe Arend, afin qu’un juge d’instruction indépendant puisse instruire sur les faits qu’elle dénonce”.

En marge des procédures judiciaires ouvertes à l’encontre de leurs clients, les avocats respectifs de Pierre Cabaré et Christophe Arend ont organisé la contre-attaque en déposant des plaintes pour « dénonciation calomnieuse » visant les ex-assistantes parlementaires.

Comme c’est le souvent le cas dans ce genre d’affaires, les députés mis en cause contestent donc énergiquement l’ensemble les allégations des plaignantes. On peut donc comprendre leur attachement particulier à la présomption d’innocence, un principe constitutionnel réaffirmé avec force par la tribune des 167 députés. Cependant, la présence de Christophe Arend et Pierre Cabaré dans la liste des signataires d’un texte de soutien à Gérald Darmanin, alors même que les trois hommes sont visés par des plaintes, n’est pas du goût de tout le monde.

Contactée par Capital, Lucie Schmitz, la suppléante de Pierre Cabaré s’est dite “atterrée” en apprenant la participation de son ancien patron (et agresseur présumé) à cette initiative. « Un présumé innocent qui soutient un présumé innocent, cela commence à faire beaucoup ! Moi, je n’ai pas eu droit à la présomption de victime. Pierre Cabaré m’a licenciée et n’ai jamais été accompagnée par les instances de La République en marche, à ma grande déception », confie cette cadre dans un groupe de tourisme.

Pour les « organisatrices » de la tribune, Anne-Laurence Petel et Alexandra Louis, la participation de Pierre Cabaré et Christophe Arend ne pose pas de problème particulier. « En tant qu’élu(e)s, c’est notre devoir impérieux de défendre la présomption d’innocence, une valeur essentielle de notre société qui est menacée. Quel que soit le sujet, la justice ne sera plus rendue si accusation vaut condamnation », défend la députée de Marseille Alexandra Louis, qui a coécrit le texte avec sa collègue, Anne-Laurence Petel. Attachée à la lutte contre les violences sexuelles et sexistes — elle a été rapporteuse de la “loi Schiappa” à l’Assemblée — cette avocate de profession se dit néanmoins profondément choquée par les slogans « diffamatoires et indignes » (« Un violeur à l’Intérieur ! », « Bienvenue au ministère du viol ! ») entendus lors des manifestations contre la nomination de Gérald Darmanin, qui « bafouent la présomption d’innocence ».

Quant aux principaux intéressés, pourquoi ont-ils pris le risque de signer cette tribune, au risque de la polémique ? Si Pierre Cabaré n’a pas répondu à nos sollicitations, Christophe Arend assume parfaitement son geste. « J’ai signé cette tribune parce que ma présomption d’innocence a été bafouée par le “procès médiatique” que j’ai subi. Il faut laisser la justice faire son travail et ne pas interférer », déclare-t-il à Capital. Avant de confier qu’il a exprimé sa solidarité à Gérald Darmanin à plusieurs reprises par SMS, depuis le début de la polémique. « Mon soutien, c’est de lui dire ‘écoute Gérald, j’ai connu des conséquences assez graves dans ma vie à cause des calomnies que j’ai subies. Si tu veux qu’on en parle, je suis là ». L’histoire ne dit pas ce que lui a répondu le ministre de l’Intérieur…


BARTHÉLÉMY PHILIPPE

Capital

24 juillet 2020

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