Bouira a pris ce matin, l’aspect d’une ville morte mais son âme reste plus que jamais vivante, les jeunes rivalisant d’initiatives pour maintenir le forcing et afficher leur détermination, au même titre que les autres villes du pays, à mettre fin à la mascarade d’un pouvoir politique frappé de cécité et donnant la vive impression d’avoir été mis définitivement KO alors qu’il brandissait, il y a quelques jours encore, la menace d’un chaos.

C’est ainsi qu’en arpentant toutes les rues et boulevards de la ville de Bouira, comme le montre cette vidéo réalisée ce matin, on constate que pas un seul rideau n’est resté ouvert. Tous les commerçants ont tenu à se joindre à la masse  et à respecter le mot d’ordre de grève générale. Il faut souligner que même les fonctionnaires, comme ceux des Impôts, ont participé au mouvement ; les administrations publiques comme les banques, la Sonelgaz ne sont pas en reste et viennent grossir les rangs des grévistes.

Les lycéens, quant à eux, battent le pavé et viennent de toute part pour marcher et scander leurs slogans habituels.

Les échos et photographies qui nous parviennent des autres villes confirment que la grève est générale et qu’elle est suivie partout : port d’Alger, Boumerdès, Béthioua… y compris dans le sud du pays.