Vous pouvez être certains qu’une grosse partie de cet argent est passée par les banques françaises et qu’elle y est encore.


Le sulfureux patron du groupe ETRHB et ancien président du FCE, Ali Haddad, a avoué lors de son procès en appel, qu’il a pu bénéficier de 452 crédits bancaires équivalant à 211 000 milliards de centimes.

Un chiffre « stratosphérique » que le juge, Youcef Kadri, a avoué avoir eu du mal à lire et à prononcer.

Selon les aveux de Ali Haddad, les crédits en questions lui ont été octroyés par différents établissements bancaires durant la période 2000-2015.

À titre d’exemple, l’ancien poulain de Saïd Bouteflika expliquera au juge avoir bénéficié du montant de 1700 milliards de dinars pour ses projets de cimenteries à Relizane et Djelfa. Un crédit alloué par la BDL de Azazga.

Dans le même registre, Haddad a admis, entre autres lors de son audition, que son groupe avait décroché 124 marchés publics durant les 20 dernières années, estimant que son nombre était peu par rapport au nombre des projets réalisés en cette période, soulignant que son groupe n’avait aucunement monopolisé les marchés publics.

S’agissant de l’achat de certaines actions de la société Fertial, il a indiqué que cette opération avait permis de réaliser en 2017 des gains de 8,2 milliards de dinars.


Maghreb Émergent

15 octobre 2020