Jean-Jacques Cordival dénonce des emplois fictifs avec vigueur en pleine commission d’enquête sur la gestion désastreuse de France TV. Le secrétaire général du syndicat CFE-CGC à France Télévisions témoigne sous serment devant la commission d’enquête parlementaire et c’est explosif. Il affirme que le poste de responsable du Téléthon attribué à Arnaud Ngatcha ne sert strictement à rien, c’est un emploi fictif selon lui et il n’est pas le seul.
Arnaud Ngatcha cumule pourtant cette rémunération depuis six ans. Il perçoit 100 916 euros par an de France Télévisions. Il touche aussi 60 000 euros comme adjoint d’Anne Hidalgo à la mairie de Paris. Ngatcha multiplie les interventions au conseil municipal en 2025. Il n’est pas possible d’être à plein temps sur deux jobs de cadre aussi chronophages !
Cordival ironise sans détour devant les députés. Il compare la fonction à un poste de jockey d’obstacle imaginaire. Le syndicaliste décrit une longue liste de postes placards qui ne servent à rien.
De surcroît l’association Transparence Citoyenne actualise sa plainte. Elle avait saisi le Parquet national financier en mai 2025 sur la base de l’article 40. L’association apporte maintenant ces révélations fracassantes sur l’argent public gaspillé.
C’est une débandade totale. C’est le chaos ! Les parjures se multiplient de la part des dirigeants qui n’hésitent pas à mentir sous serment car le pillage est réel et la gestion catastrophique ! Des centaines de millions d’euros sont volés par des escrocs pour des émissions misérables en s’octroyant des salaires mirobolants…
Voici le résumé détaillé des points principaux qu’il expose :
- Il dénonce un système opaque et clientéliste à France Télévisions, financé par l’argent public (redevance + subventions + pub).
- Absence totale de comptabilité analytique malgré un budget de plusieurs milliards d’euros par an → impossible de savoir où va réellement l’argent.
- Les sociétés de production privées (souvent liées à des proches de la direction ou à des cercles politiques) captent une part énorme des budgets de programmes → surfacturations systématiques.
- Exemple concret : des émissions coûtent 3 à 5 fois plus cher quand elles passent par ces boîtes privées que si elles étaient produites en interne.
- Pratiques de favoritisme et de copinage généralisées : attribution de marchés sans appel d’offres réel, renouvellements automatiques de contrats douteux.
- Management très politisé : les dirigeants sont nommés par l’exécutif et appliquent une ligne éditoriale alignée sur le pouvoir en place (propagande d’État selon lui).
- Pressions sur les rédactions pour adoucir ou censurer certains sujets gênants pour le gouvernement.
- Gaspillages massifs : tournages inutiles, équipes surdimensionnées, frais de déplacement et de restauration exorbitants non justifiés.
- Salaires très élevés des cadres et animateurs vedettes → les 50 plus gros salaires de FTV représenteraient environ le quart de la masse salariale totale des 577 députés.
- Presque aucune sanction interne malgré les alertes répétées des syndicats → climat d’omerta et de peur.
- Comparaison choc : dans le privé, une telle absence de contrôle et de traçabilité entraînerait des enquêtes judiciaires rapides ; à France TV, rien ne bouge.
- Conclusion de Cordival : France Télévisions est devenue une machine à gaspiller l’argent public au service d’intérêts privés et politiques, loin de sa mission de service public.





























