Nous vivons donc dans un pays qui s’appelle la France et qui se vante d’être une grande démocratie – puisqu’il va même jusqu’à l’exporter de force à coups de bombardements – et qui pourtant possède un service public de télévision qui doit être obligé par la justice d’inviter le président d’un parti politique assez important comme François Asselineau de l’UPR possèdant plus de 30 000 adhérents ! Comble de la folie, France télé va faire appel de cette décision c’est dire avec quel mépris elle tient la démocratie !

Il est intéressant également d’observer comment le système politico-médiatique parisien est en train d’exclure Benoît Hamon petit à petit puisqu’il lui a trouvé un tout nouveau remplaçant en la personne de Raphaël Glucksmann ! En réalité, comme tout le monde peut le constater, le pouvoir médiatique est extrêmement puissant, capable de faire émerger qui il veut et faire oublier également qui il veut. Tout cela avec l’argent du pigeon contribuable !


Le groupe France Télévisions annonce qu’il va faire appel de la décision du tribunal administratif, mais que les trois candidats seront bien présents sur le plateau jeudi.

Benoît Hamon, François Asselineau et Florian Philippot « seront présents sur le plateau de ‘L’Émission politique’ », jeudi 4 avril, sur France 2, pour un débat entre les principales têtes de liste aux élections européennes, a annoncé France Télévisions mardi 2 avril. La veille, le tribunal administratif de Paris avait ordonné à la chaîne de les inviter ou à défaut de les convier à « un grand rendez-vous » similaire avant le 23 avril.

Respectivement têtes de liste de Génération.s, de l’UPR et des Patriotes, ces trois candidats contestaient en référé-liberté la décision de France 2 de ne pas les avoir retenus parmi les participants à ce débat. Benoît Hamon, sur France 2, avait expliqué y voir une atteinte au « pluralisme ».

Dans un communiqué, lundi, le tribunal a estimé que ne pas les inviter était susceptible « de porter une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le respect du principe du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion ».

« Une atteinte grave à la liberté de la presse »

Le groupe France Télévisions a annoncé qu’il allait appliquer cette décision de justice, tout en faisant appel. « La décision d’une juridiction administrative, portant ainsi sur le contenu éditorial et la programmation d’une émission d’information, qui plus est en-dehors de la période de campagne électorale définie par les règles du CSA (qui démarre le 15 avril), porte une atteinte grave à la liberté de la presse », détaille-t-il dans un communiqué.

Outre ces trois candidats, les invités du débat sont Manon Aubry (La France insoumise), Jordan Bardella (Rassemblement national), François-Xavier Bellamy (Les Républicains), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), Raphaël Glucksmann (Place publique-Parti socialiste), Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts) et Nathalie Loiseau (La République en marche), ainsi que Ian Brossat (Parti communiste français) et Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants) – tous deux repêchés après avoir été écartés dans un premier temps.


 

Photo d’illustration : le leader de Génération.s, Benoît Hamon, lors d’un rassemblement contre l’antisémitisme à Paris, le 19 février 2019. (LAURE BOYER / AFP)