Les rapports du GIEC alertent depuis des décennies sur le « réchauffement climatique », oula la on va tous mourir… soulignant l’urgence de réduire les émissions de gaz à effet de serre – CO2 – pour limiter les impacts catastrophiques – incendies et autres giga feux, canicules, sécheresses, inondations, etc. Les objectifs, comme limiter le réchauffement à 1,5 °C, impliquent des efforts collectifs massifs, et chaque secteur, chaque individu comptent ainsi que des milliers de milliards d’euros d’investissement avec un changement complet de paradigme.
Concernant le voyage spatial de Katy Perry et Lauren Sánchez (fiancée de Jeff Bezos, pas sa femme) le 14 avril 2025, via Blue Origin, l’empreinte carbone a explosé. Ce vol suborbital de 11 minutes, avec 6 passagères au total, a choqué les puristes du délire climatiste. Les estimations varient, mais selon certaines analyses, chaque passagère aurait généré entre 15 et 429 tonnes de CO₂, selon qu’on compte seulement le lancement ou l’ensemble du cycle (fabrication de la fusée, production de carburant, infrastructures). Pour comparaison, un Français moyen émet environ 4,5 tonnes de CO₂ par an. Un vol comme celui-ci peut donc équivaloir à plusieurs années, voire décennies, d’émissions individuelles classiques.
Blue Origin utilise un mélange d’hydrogène et d’oxygène qui produit de la vapeur d’eau plutôt que du CO₂ direct, ce qui est moins polluant que les carburants solides d’autres fusées, comme celles de Virgin Galactic. Mais le hic, c’est la production d’hydrogène : aux États-Unis, elle repose souvent sur des énergies fossiles, ce qui alourdit le bilan carbone en amont. Sans parler de l’énergie pour construire les fusées et les sites de lancement.
Le contraste est frappant, la contradiction lourde : pendant qu’on demande au citoyen lambda de manger des insectes, trier ses déchets et de prendre le vélo dans des ZFE liberticides, une poignée de privilégiés milliardaires s’offre des caprices qui pèsent lourd sur le climat. Même si Blue Origin est « moins pire » que d’autres, l’impact par personne est indéfendable face à l’urgence à moins que ce ne soit pas si urgent !




























