La filière automobile française enregistre un déficit commercial de 20 milliards d’euros en 2025. Les douanes confirment ce chiffre lourd publié début février 2026. Ce solde négatif place l’auto au deuxième rang des secteurs les plus déficitaires en France, juste derrière les hydrocarbures.
Les véhicules finis génèrent -14,4 milliards d’euros, tandis que les pièces et équipements ajoutent -5,6 milliards. Les importations totales atteignent 71 milliards d’euros contre seulement 51 milliards d’exportations. Malgré tout, le déficit se réduit légèrement par rapport à 2024 (-22,3 milliards) et 2023 (-23,5 milliards).
Cependant, la concurrence chinoise et allemande reste vive sur les segments électriques et hybrides. Les délocalisations passées pèsent toujours lourd. Les exportations automobiles ne représentent plus que 8 % des ventes françaises à l’étranger, contre 13 % en 2000.
Au total, le déficit cumulé depuis 2019 frôle déjà 135 milliards d’euros. Il devrait dépasser 150 milliards en 2026 si la tendance persiste. L’automobile reste pourtant un frein majeur pour la balance manufacturière.
Les acteurs de la filière appellent à relocaliser davantage la production et les chaînes d’approvisionnement. Sans mesures fortes, ce déséquilibre structurel menace la compétitivité et les emplois du secteur. Sans oublier le délire climatiste qui n’est rien d’autre que du sabotage de la filière.




























