Complément d’enquête. Dépakine : le silence… par francetvinfo


Tiens tiens, encore un scandale sanitaire de grande ampleur et toujours pas de coupables… Il serait temps de se poser des questions sérieuses sur le niveau intellectuel de certains médecins qui pratiquent leur métier comme on répare une voiture.


Jennifer Simon est la maman d’une petite fille handicapée suite à la prise de Dépakine pendant sa grossesse. Aucun médecin ne l’a avertie des risques. Elle avait pourtant déjà avorté de jumeaux atteints d’un spina bifida, une malformation de la colonne vertébrale classée comme effet secondaire de cet anti-épileptique depuis 1986… Extrait de « Complément d’enquête ».    

Lors de son reportage pour « Complément d’enquête » sur le scandale sanitaire de la Dépakine, Nathalie Sapena a rencontré Jennifer Simon, maman d’une petite fille handicapée. Aujourd’hui, avec 300 familles, elle porte plainte contre Sanofi et les médecins qui ne l’ont jamais informée des dangers du médicament. Les effets nocifs de cet anti-épileptique sur le fœtus sont désormais officiellement reconnus.

En 2009, Jennifer tombe enceinte. Épileptique, elle continue son traitement à la Dépakine pour éviter les crises, sans se douter des risques. La notice du médicament, succincte, ne les mentionne pas. Quand elle interroge son gynécologue sur ses effets pendant la grossesse, il lui assure qu’il n’y en a« aucun : ce n’est pas parce que vous êtes handicapée [épileptique] que votre fille sera handicapée ».

Un silence inexplicable

Handicapée, Laëva l’est bel et bien : un certificat médical atteste noir sur blanc de son « fœtal valproate syndrome ». A 6 ans, elle marche mal à cause d’un manque de tonus musculaire et présente des troubles autistiques et des difficultés de langage. Mais ce ne sont pas non plus les médecins qui ont aidé Jennifer à mettre un nom sur la maladie de sa fille, c’est l’association Apesac.

Pourquoi Jennifer n’a-t-elle pas été avertie des risques ? Un silence d’autant plus inexplicable qu’elle avait déjà subi d’autres effets de la Dépakine : avant la naissance de Laëva, la jeune femme avait dû avorter de jumeaux atteints d’un spina bifida – là encore, personne ne l’avait mise en garde. Le risque pour le fœtus de développer cette malformation (un défaut de fermeture de la colonne vertébrale) en cas de traitement à la Dépakine est connu depuis 1986.

France TV Info