Merci le confinement, super, il ne manquait plus que ça. De plus, la chute de ces deux grandes enseignes va entraîner la faillite en cascade de tous les autres fournisseurs. Il est question de dizaines de milliers de salariés et de familles qui vont tomber dans la pauvreté étant donné qu’il leur sera très difficile de trouver un travail rapidement vu la conjoncture économique causée par une gestion politique catastrophique de la crise sanitaire.


Après le dépôt de bilan d’Arcadia, propriétaire de Topshop, les grands magasins Debenhams ont été mis en liquidation, mardi 1er décembre.

 

Deux faillites spectaculaires, précipitées par le confinement, secouent les commerces britanniques. Lundi 30 novembre, Arcadia, qui possède 500 boutiques, dont l’enseigne très connue Topshop, a déposé le bilan. Le lendemain, mardi 1er décembre, les grands magasins Debenhams, dont Arcadia est justement le premier locataire, ont été mis en liquidation. Au total, 13 000 et 12 000 emplois respectivement sont en danger. Derrière eux, l’inquiétude est de voir de nombreux sous-traitants mettre eux-mêmes la clé sous la porte. « Le risque systémique est énorme », analyse Flemming Bengtsen, le patron de Nimbla, une entreprise qui fait de l’assurance-crédit.

La situation est particulièrement inquiétante pour Debenhams. Enseigne star des années 1990, encore aujourd’hui incontournable dans les centres-villes britanniques, ses 124 grands magasins sont appelés à fermer définitivement une fois que les stocks seront écoulés. « Tout a été essayé pour trouver un repreneur qui assure l’avenir de Debenhams, mais la conjoncture économique est extrêmement difficile, et avec les incertitudes auxquelles font face les commerces britanniques, un accord viable n’a pas pu être trouvé », explique Geoff Rowley, qui s’occupe de la procédure de liquidation au cabinet FRP.

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Photo d’illustration : Le magasin Debenhams sur Oxford Street, à Londres, mardi 1er décembre. Matt Dunham / AP

Le Monde

1er et 2 décembre 2020