L’Association des médecins urgentistes de France incite et  encourage les médecins à proposer le protocole du professeur Raoult : hydroxychloroquine et azithromycine. L’AMUF Demande également au gouvernement de mettre à disposition des médecins la quantité suffisante de tests afin de dépister tous les malades qui se présentent dans les hôpitaux, qu’ils soient publics ou privés.


L’Association des Médecins Urgentiste de France  est très attristée par la mort de notre collègue urgentiste Jean-Jacques Razafindranazy par le Covid-19. Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille et ses proches. Ce praticien était un grand médecin et un homme d’engagement. Soulignons qu’il y a beaucoup de professionnels de santé à la ville comme à l’hôpital qui sont tombés malades et que nous prenons tous énormément de risques pour soigner les patients.

L’AMUF encourage les professionnels et le ministère de la Santé à utiliser les recommandations thérapeutiques et de stratégies de santé de l’équipe de l’APHM du Pr Raoult. Même si toutes les conditions modernes de validité d’étude ne sont pas remplies, l’urgence et le pragmatisme doivent nous inciter à évaluer le plus rapidement possible le traitement par la hydroxychloroquine tout en le prescrivant pour sauver des malades. Aucune des thérapeutiques médicamenteuses permettant la progression des malades ne doit être exclue.

L’AMUF souhaite l’application immédiate dans tous les hôpitaux des recommandations de la Société de réanimation de langue française. Par ailleurs, l’ensemble des industriels doivent fournir aux professionnels de santé et à l’ensemble des professions indispensables à la vie de la société des masques afin de se protéger pour pouvoir travailler. Le Gouvernement doit s’engager à fournir le matériel de protection des soignants et à la répartition des ressources médicamenteuses. Il ne peut et ne doit y avoir de failles dans la crise sanitaire occasionnée par le virus.

Nous sommes très inquiets pour l’accès aux tests de dépistage du COVID 19. Ils doivent être généralisés à tous les patients et dans tous les hôpitaux. Il ne doit pas y avoir de ségrégation entre les hôpitaux universitaires et généraux. Tous les hôpitaux doivent pouvoir accueillir les malades et offrir le dépistage.

Les semaines à venir vont être très difficiles, mais nous sommes là pour faire notre métier, le mieux possible et pour tous les malades. Nous demandons que l’accès aux soins pour tous les malades n’ayant pas le Covid-19 soit maintenu et que leur prise en charge ne soit pas oubliée. Ceci quel que soit l’âge et dans toutes les disciplines, qu’elles soient médicales, psychiatriques, chirurgicales ou gynécologiques.

Nous saluons le travail de tous nos collègues sur le terrain des services d’urgences et de l’ensemble de l’hôpital, des personnels soignants aux directions. Nous remercions Doctolib pour la facilitation à la télé consultation venant en aide aux SAMU. Nous apprécions le travail de la DGOS et de la DGS du ministère et ne lâchons rien de nos valeurs humanistes et républicaines.

 

Patrick Pelloux

Président de l’AMUF
25 mars 2020