Voici un courrier type que vous pourrez envoyer au CSA – ou au Conseil de l’ordre des médecins seuls habilités à sévir et punir – en cliquant sur ce lien. Il suffira ensuite de changer le nom de la personne mise en cause et qui se rend coupable de propagande pro Big Pharma en utilisant sa fonction et en omettant systématiquement de citer ses conflits d’intérêts comme l’exige la loi.

Il faut également mentionner le nom de la chaîne, de l’émission dans laquelle le professionnel de santé est passé ainsi que la date. Il suffira ensuite de cocher le cinquième choix puisqu’il est question de « déontologie de l’information ».

Exemples :

Pr Karine Lacombe : France 2 – Le 13h – 23 mars 2020 – 13h10. Ajouter ce lien au texte : https://twitter.com/infofrance2/status/1242061179012464642

Pr Gilbert Deray : LCI – Andrey & co – 24 mars 2020 – 10h30. Ajouter ce lien au texte : https://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-grand-oral-de-gilbert-deray-medecin-chef-a-la-pitie-salpetriere-1803-1231258.html


Lettre à envoyer :


Dans le combat mené actuellement en France et en Europe contre la pandémie Covid-19, plusieurs protocoles thérapeutiques ont été définis et sont en phase d’expérimentation (essai clinique Discovery) pour en tirer des conclusions sur leur efficacité et leur innocuité.

Celui comportant l’association hydroxychloroquine et azithromycine a été proposé par le professeur Didier Raoult de l’IHU de Marseille.

D’autres protocoles utilisent entre autres molécules, le Remdesivir du laboratoire américain Gilead.

En dénigrant publiquement et sur les plateaux télé le Pr Raoult et le traitement qu’il conseille, la professeure Karine Lacombe, fait indirectement la promotion du Remdesivir.

Or, les initiés savent que la professeure Karine Lacombe entretient des liens d’intérêt avec le géant américain Gilead, ce qui constitue un conflit d’intérêts manifeste et une violation de l’article L4113-13 de la loi relative au droit des malades et à la qualité du système de santé, qui dispose : « Les membres des professions médicales qui ont des liens avec des entreprises et des établissements produisant ou exploitant des produits de santé ou avec des organismes de conseil intervenant sur ces produits sont tenus de faire connaître ces liens au public lorsqu’ils s’expriment sur lesdits produits lors d’une manifestation publique, d’un enseignement universitaire ou d’une action de formation continue ou d’éducation thérapeutique, dans la presse écrite ou audiovisuelle ou par toute publication écrite ou en ligne. Les conditions d’application du présent article sont fixées par décret en Conseil d’État. Les manquements aux règles mentionnées à l’alinéa ci-dessus sont punis de sanctions prononcées par l’ordre professionnel compétent. »

En prenant publiquement la parole et en s’exprimant sur le sujet, Madame Karine Lacombe n’a jamais fait état de ses liens d’intérêts, privant ainsi le public d’une information cruciale à même de lui permettre de se faire une idée sur la crédibilité des propos qu’elle a tenus. Ce faisant, elle piétine les dispositions de l’article L4113-13 ci-dessus.

C’est la raison pour laquelle, je vous prie, Madame, Monsieur, de bien vouloir mettre fin à ce comportement délictueux et veiller à ce qu’à l’avenir, mention soit faite des liens d’intérêts entretenus par les professionnels de santé avec les laboratoires lorsqu’ils seront amenés à s’exprimer publiquement sur les plateaux télé, les radios et autres organes de presse.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma haute considération.