Il n’est pas question encore une fois, dans cet article, d’accuser la vaccination d’avoir tué 27 résidents de cet Epahd. Par contre, étant donné qu’une vaccination massive a été réalisée dans le département de l’Aisne et que cet ehpad était concerné,  on aimerait bien savoir combien il y a eu de personnes vaccinées parmi les décédées, de même qu’on souhaiterait connaître le nombre de doses administrées.

En d’autres termes, il est essentiel de réaliser une enquête judiciaire avec autopsies… pour y voir plus clair. Il est tout de même question ici de 27 êtres humains morts dans des conditions plus que curieuses.





27 résidents d’un Ehpad de l’Aisne sont morts après un foyer de contamination au Covid-19.

Les prélèvements révèlent un variant « connu » mais « peu répandu ».

Un foyer de contaminations au Covid-19 s’est développé dans un Ehpad de Chauny (Aisne), dont 27 résidents sont décédés, et le séquençage de certains prélèvements a révélé la présence d’un variant « peu répandu » du virus, a annoncé jeudi 4 février l’Agence régionale de Santé.

« Depuis l’apparition du premier cas de Covid-19 le 5 janvier, et malgré les mesures prises par l’établissement […], l’Ehpad Fontenelle de Chauny fait face à un cluster ayant touché à ce jour 106 résidents sur 111 et 57 professionnels sur 70. 27 résidents sont décédés », a indiqué l’Agence régionale de Santé (ARS) des Hauts-de-France dans un communiqué.

« Aucun nouveau cas n’a été détecté parmi les résidents depuis plus de 10 jours et parmi le personnel depuis près d’une semaine », a toutefois ajouté l’agence.

« Un variant connu »

Le séquençage effectué sur 30 prélèvements a mis en évidence la présence d’un variant pour 25 d’entre eux. Il s’agit d’« un variant connu, appartenant au lignage 19B », un lignage « peu répandu dans le monde et en Europe », selon Santé publique France, indique l’ARS.

L’agence précise que des virus portant les mêmes mutations que celles retrouvées au sein de ce cluster ont été détectés depuis fin décembre au Moyen-Orient, aux États-Unis et depuis janvier en Europe, en Suisse et, pour la France, en Bourgogne-Franche-Comté et Occitanie.

À ce jour, aucune donnée ne permet de dire si ce variant pourrait être davantage transmissible, ni de déterminer son degré de virulence par rapport aux autres variants de SARS-CoV-2, souligne l’ARS.

Vigilance particulière

Le Centre national de référence – virus des infections respiratoires (CNR Institut Pasteur) ne le prend pas en compte « comme faisant partie des « variants préoccupants », au même titre que les variants découverts aux Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Brésil », précise-t-elle.

Toutefois, afin d’identifier une éventuelle circulation plus large de ce variant, une dizaine de prélèvements issus du centre hospitalier de Chauny sont en cours de séquençage.

Tous les tests RT-PCR positifs réalisés dans la communauté d’agglomération de Chauny-Tergnier-La Fère entre le 4 et le 9 février feront également l’objet d’un séquençage pour repérer d’éventuels variants. Une opération de dépistage de grande ampleur doit être organisée sur ce territoire la semaine prochaine.

Dans la région voisine, un Ehpad situé à La Rivière-de-Corps (Aube), près de Troyes, fait lui aussi l’objet d’une vigilance particulière, après neuf décès ces derniers jours, selon l’ARS du Grand Est.

Trente-neuf cas positifs y ont été recensés chez les résidents et 21 cas chez les salariés, dont trois de variant britannique.


Photo d’illustration : une femme âgée dans sa chambre. | GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Ouest-France  avec AFP.

4 février 2021