C’est donc ce cabinet de conseil qui est responsable du plus grand massacre de l’histoire de Big Pharma via la société Purdue Pharma dans la vente des opioïdes de synthèse (OxyContin). Il s’agit tout de même de la mort de plus de 500 000 personnes en 20 ans ! Un véritable massacre, un génocide médicamenteux. Pourtant, aucun membre de cette entreprise ne se retrouvera en prison, il leur suffira de payer 573 millions de dollars d’amende ! C’est cette même entreprise McKinsey qui est aujourd’hui en train de conseiller Emmanuel Macron dans la crise du covid-19 ! N’est-ce pas merveilleux !

D’un autre côté, nous avons l’entreprise qui fabrique le vaccin, Pfizer, qui a également été condamnée à une amende de 2.3 milliards de dollars, pour laquelle tout le monde politico-médiatico-sanitaire a une confiance aveugle ! On marche sur la tête, c’est un véritable cauchemar.



« Les tactiques marketing cyniques et délibérées de McKinsey ont contribué à alimenter la crise des opiacés en aidant Purdue Pharma à cibler les médecins dont ils savaient qu’ils sur-prescrivaient les opiacés »



Le prestigieux cabinet de conseil a accepté de verser plus d’un demi-milliard de dollars pour solder des poursuites judiciaires lancées par plusieurs Etats américains.

Le cabinet McKinsey a accepté de verser 573 millions de dollars pour solder des poursuites judiciaires lancées par des Etats américains qui l’accusaient d’avoir contribué à la crise des opiacés via ses conseils aux groupes pharmaceutiques comme Purdue Pharma, le fabricant de l’antidouleur OxyContin. C’est l’une des rares fois que la firme, conseil de grandes entreprises et de gouvernements à travers le globe, se retrouve sur la sellette dans un scandale éclaboussant l’un de ses clients.

Les termes de l’accord, annoncé jeudi par la procureure de New York Letitia James, indiquent que McKinsey n’a ni reconnu ni rejeté les faits qui lui étaient reprochés, ce qui lui permet d’éviter que des parties tierces se servent du compromis pour l’attaquer à leur tour en justice.

« Marketing cynique »

McKinsey a toutefois coopéré avec les Etats parmi lesquels New York, la Californie, le Connecticut, le Colorado ou encore l’Oregon. « Les tactiques marketing cyniques et délibérées de McKinsey ont contribué à alimenter la crise des opiacés en aidant Purdue Pharma à cibler les médecins dont ils savaient qu’ils sur-prescrivaient les opiacés », a fustigé Mme James.

McKinsey a notamment conseillé Purdue Pharma, qui a plaidé coupable l’an dernier dans ce dossier, pour l’aider à doper les ventes de l’OxyContin, selon l’Etat de New York. Il a recommandé au groupe pharmaceutique de se concentrer sur les dosages élevés considérés comme les plus lucratifs, d’après les documents judiciaires produits par les plaignants.

Un demi-million d’overdoses

D’après un document produit dans une plainte déposée en 2018 par l’Etat du Massachusetts, la firme écrivait que les nouvelles tactiques commerciales suggérées à Purdue allaient augmenter fortement les ventes de l’OxyContin, jusqu’à 400 millions de dollars par an, et suggérait d’utiliser les arguments selon lesquels les opiacés réduisaient le stress et rendaient leurs utilisateurs plus optimistes.

Près d’un demi-million d’Américains sont morts d’overdose causée par des opiacés prescrits ou vendus illégalement entre 1999 et 2018, selon les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies. L’accord, conclu avec 47 Etats américains au total et le District de Columbia qui comprend la capitale fédérale Washington, doit encore être validé par un juge comme le réclame la Justice américaine.

Outre la pénalité financière, McKinsey a aussi accepté des restrictions futures sur son champ d’activité : le cabinet ne conseillera plus une firme sur le développement, la fabrication, la promotion, le marketing, la vente, l’utilisation d’un opiacé ou de tout narcotique.

Le prestigieux cabinet de conseil va aussi conserver toutes ses communications écrites (emails, messageries) pendant cinq ans, dévoiler tout conflit d’intérêt lorsqu’il répondra aux appels d’offre publics aux Etats-Unis, former ses salariés intervenant dans la santé et mettre en place une politique stipulant qu’il licenciera immédiatement tout employé ayant cherché à supprimer des communications.

Impliqué dans la faillite de Swissair

Les Etats ont aussi emprunté aux accords conclus avec les cigarettiers il y a quelques années : McKinsey doit mettre en place une sorte de base de données accessible au grand public qui comprendra la plupart des documents internes liés à son travail sur les opiacés.

Le compromis est un cinglant revers pour McKinsey, qui était parvenu jusque-là à sortir intact de scandales éclaboussant ses clients. Ce fut le cas lors de la faillite du courtier en énergie Enron dont il était un des conseils ou lors de la banqueroute de l’ex-compagnie aérienne Swissair.

Après s’en être tenu strictement au conseil durant des années, McKinsey, comme les autres grands cabinets, s’est diversifié en proposant une activité destinée à aider les entreprises à mettre en place ses recommandations. C’est cette dernière activité qui l’expose, comme ses rivaux, aux poursuites quand les choses tournent mal.