Quel délicieux moment que celui que nous vivons. Et dire que ces gens ont classé notre site Internet d’information comme une source de fausses nouvelles ! Alors que nous savons maintenant que le journal Le Monde est financé aussi bien par Bill Gates que par Facebook !

Bref, ces vérificateurs autoproclamés, ces fonctionnaires du ministère de la vérité ont été prompts à dégainer leur clavier pour dénoncer une ridicule inexactitude de Philippe Douste-Blazy alors qu’une vingtaine de mensonges et de manipulations monstrueuses, concernant cette étude « foireuse » du Lancet, leur clignotaient au nez  et pourtant ils n’ont rien vu !

Du coup, on se pose une question légitime : à quoi servent ces guignols ? Il aurait été plus utile de dénoncer cette escroquerie mondiale qui remet en cause tant de certitudes et fait trembler l’édifice de la science moderne que de perdre son temps à publier un article totalement anecdotique de 10 pages sur Philippe Douste-Blazy ! Alors que nous sommes au seuil d’un changement de paradigme scientifique, Big Pharma ayant démontré sa nuisance et sa dangerosité dans la corruption de la science, les décodeurs égarés passent leur temps à confirmer ce que nous impose la Doxa depuis des décennies !


En voulant dénoncer les biais d’une vaste étude pointant les risques de l’administration de la molécule dans le traitement contre le Covid-19, l’ex-ministre de la santé a usé d’arguments trompeurs.

La prestigieuse revue scientifique The Lancet a publié, le 22 mai, les résultats d’une vaste étude sur la chloroquine et l’hydroxychloroquine. Elle suggère que, dans le cadre du traitement du Covid-19, ces molécules seraient inefficaces, voire dangereuses en augmentant le risque d’arythmie cardiaque et de décès chez certains malades hospitalisés.

Au lendemain de cette publication, le ministre de la santé, Olivier Véran, a décidé de saisir le Haut Conseil de la santé publique « pour qu’il l’analyse et [lui] propose (…) une révision des règles dérogatoires de prescription ». Celui-ci a émis un avis défavorable à l’utilisation de l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19, hors essais cliniques. De son côté, l’OMS a annoncé, le 25 mai, la suspension temporaire des essais.

Cette étude, la plus vaste à ce sujet jusqu’à présent, a fait réagir bon nombre de commentateurs pour qui ces résultats « discréditent » l’utilisation de cette molécule contre le SARS-CoV-2 promue par le professeur Didier Raoult. Ce dernier, qui a qualifié cette étude de « foireuse », préconise l’administration de l’hydroxychloroquine associée à l’antibiotique azithromycine.

D’autres, fervents partisans de la molécule, se sont empressés de douter du sérieux de la publication de The Lancet. C’est le cas de l’ancien ministre de la santé Philippe Douste-Blazy, invité à commenter ces résultats sur BFM-TV, le 23 mai. Fervent défenseur de l’hydroxychloroquine et membre du conseil d’administration de l’institut hospitalo-universitaire (IHU) de Marseille dont M. Raoult est le directeur, l’ancien candidat à la présidence de l’OMS a usé d’arguments trompeurs et de raccourcis pour juger de la fiabilité de cette étude.

Que contient précisément cette publication ?

L’étude menée par Mandeep Mehra (Harvard Medical School) est dite « rétrospective », elle consiste à analyser les aspects cliniques de nombreux dossiers médicaux. Celle-ci a étudié 96 023 dossiers médicaux de patients qui avaient été hospitalisés pour le Covid-19 dans 671 hôpitaux dans le monde, entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, répartis en quatre groupes de traitement :

  • chloroquine seule ;
  • chloroquine + macrolide;
  • hydroxychloroquine seule ;
  • hydroxychloroquine + macrolide.

Le tout est comparé à un groupe contrôle de 81 144 patients n’ayant reçu aucun de ces traitements. Seuls sont inclus les patients ayant reçu un traitement au maximum quarante-huit heures après le diagnostic ; ceux ayant eu besoin d’une ventilation mécanique dès l’hospitalisation ont été exclus.

L’étude a conclu que le traitement par chloroquine ou hydroxychloroquine n’était associé à aucun bénéfice clinique, mais plutôt à une augmentation du risque d’arythmies ventriculaires et à un risque accru de décès à l’hôpital. L’importance de la cohorte et la similarité des différents groupes après redressement permettent à l’étude de jouir d’une bonne robustesse statistique.

Qu’a dit Philippe Douste-Blazy ?

Sur BFM-TV, le médecin et ancien ministre de la santé, a exprimé un point de vue très critique. « Cette étude, moi, je la remets en cause totalement pour une seule raison » : selon lui, la méthodologie est notamment biaisée, car le groupe de contrôle et les groupes ayant reçu de l’hydroxychloroquine n’avaient pas le même besoin en oxygène dès le départ.

« Dans le groupe hydroxychloroquine, ce sont des malades beaucoup plus graves que dans le groupe contrôle. Donc on a mis des gens qui étaient en comorbidité (hypertension artérielle, surcharge pondérale, diabète) et surtout avec besoin d’oxygène.

Vous avez 20 % (…) des gens sous hydroxychloroquine qui ont besoin d’oxygène et dans le groupe contrôle c’est uniquement 7 %. C’est totalement biaisé. Donc si vous donnez de l’hydroxychloroquine à des gens qui vont mourir, c’est sûr qu’ils vont mourir. »

Il a d’ailleurs repris cet argument le même jour sur son compte Twitter. Vérifions ces éléments avancés par M. Douste-Blazy.

  • Les groupes sous hydroxychloroquine comportaient-ils vraiment plus de comorbidités que l’autre ?

TROMPEUR

C’est l’un des « éléments gênants » cités par Philippe Douste-Blazy : le groupe de contrôle qui a reçu un traitement standard aurait, selon lui, « plus de comorbidités », ce qui constitue un « vrai biais épidémiologique ».

Mais les faits sont plus contrastés que ce que laisse penser l’assertion de l’ancien ministre, car si les facteurs de comorbidités sont, en effet, légèrement plus importants dans les groupes traités à la chloroquine ou à l’hydroxychloroquine (environ deux tiers d’entre eux le sont), les auteurs ont évidemment pris en compte ces variations pour être capables de les comparer et de tirer des conclusions.

Ils précisent avoir comparé les groupes « après avoir contrôlé l’âge, le sexe, l’origine ethnique, les comorbidités sous-jacentes et la gravité de la maladie au départ ». Pour cela, les auteurs ont utilisé un coefficient de propension, un outil statistique bâti précisément pour prendre en compte les différences entre les groupes.

Le résultat est significatif : après application de ces coefficients, le taux de mortalité associé à l’hydroxychloroquine ou à la chloroquine (≃ 13 %) est supérieur à celui du groupe de contrôle (9,3 %). « L’utilisation des quatre schémas thérapeutiques a été associée à un risque accru d’apparition d’arythmie ventriculaire et de décès à l’hôpital », concluent les chercheurs.

Il est donc erroné d’affirmer que la surmortalité constatée avec les quatre traitements est liée aux écarts de comorbidité avec les groupes test, puisque ce biais avait été pris en compte.

  • L’hydroxychloroquine a-t-elle été administrée trop tardivement aux patients ?

IL N’EXISTE AUCUNE PREUVE

C’est un argument avancé par Philippe Douste-Blazy sur Twitter pour expliquer l’inefficacité de l’hydroxychloroquine dans l’étude : le médicament aurait été donné trop tard, à une phase où l’état du patient est plus grave. « Or, nous savons que l’hydroxychloroquine n’est pas efficace dans ce cas-là », répond l’ancien ministre.

M. Douste-Blazy se fonde sur les recommandations de Didier Raoult qui consistent à commencer l’administration de la substance au plus tard deux heures après la confirmation du diagnostic par test PCR. Ce protocole diffère des situations examinées par les auteurs de l’étude, puisque les patients y ont été traités jusqu’à quarante-huit heures après le test.

Mais l’argument est problématique. Outre le fait que les auteurs ont pris soin, comme pour les comorbidités, d’utiliser des coefficients de propension pour « aplanir » les différences entre les groupes, notamment la gravité de la maladie, cela prend pour présupposé que l’hydroxychloroquine est efficace à un stade précoce. Or il est, à l’heure actuelle, impossible de conclure que c’est le cas, car il n’existe aucune preuve solide en faisant état. On ne peut pas tirer des conclusions sans rien pour les étayer.

Seul un essai clinique répondant au plus haut standard (randomisé en double aveugle, c’est-à-dire que ni l’équipe soignante ni les patients ne savent quel traitement est administré, et contrôlé avec un groupe témoin) peut fournir des éléments de preuve sur cette question. Or Didier Raoult, principal promoteur de la molécule, se refuse à mener un essai de ce type. Il se contente d’affirmer que les résultats cliniques obtenus à l’IHU sont excellents, alors même qu’un grand nombre de patients traités sont peu symptomatiques, ce qui rend la guérison quasi certaine.

  • Les besoins en oxygène dans les différents groupes ont-ils biaisé l’étude ?

FAUX

« Vous avez 20 % (…) des gens sous hydroxychloroquine qui ont besoin d’oxygène et dans le groupe contrôle c’est uniquement 7 %. C’est totalement biaisé », a affirmé Philippe Douste-Blazy. Comme l’a repéré sur Twitter l’internaute @MedicusFr, l’ancien ministre semble s’être emmêlé les pinceaux : il a tout simplement confondu les besoins en oxygène au départ et à la fin de l’étude. Les chiffres qu’il présente comme étant un postulat de départ sont situés sous la ligne « Outcomes » dans l’étude : il s’agit de résultats.

Ainsi, on lit bien dans les résultats que c’est dans le groupe contrôle qu’il y a eu un besoin moindre en oxygène (7 % des malades sous ventilation mécanique), alors que, chez les patients à qui l’on a administré de l’hydroxychloroquine, 20 % ont eu besoin d’oxygène.


The Lancet

De plus, la gravité de […]


 et 

Le Monde 

26 et 27 mai 2020