Aux vainqueurs de la bataille de l’Aldi en 2020 apr. J.-C.

Ce coronavirus, ce virus à couronne, couronne symbolique… couronne d’un roi qui vient ?… Cette crise de la couronne… du Pouvoir… qui annonce un bouleversement mondial… Ce buzyness pharmaceutique criminel vaincu à la serpe par un vénérable druide gaulois… Cette chute vertigineuse des actions en bourse qui met mes bourses en action… et pour finir ce confinement de deux milliards et demi de personnes !… tout cela me fait entrevoir un changement inouï, une ère nouvelle qui édifiera l’humanité malade de son orgueil, de ses prétentions, de ses certitudes… et de son confinement digital, numérique, virtuel, qui se matérialise aujourd’hui en confinement réel.

Déjà qu’il n’y avait plus de lien social… L’homme est un animal social qui disait Aristote. Sans lien social, l’humanité meurt. Mais n’est-elle pas déjà morte ?… En 1966, dans Les mots et les choses, Foucault annonçait déjà la mort de l’homme, en tous cas l’homme des sciences humaines… l’homme qui se pose lui même en idéal et qui s’effondre seul face à sa finitude scientifique… Si l‘homme est déjà mort, s’il « s’est effacé, comme à la limite de la mer un visage de sable », alors ce confinement étatiquement imposé n’est que le cercueil qui se referme sur le déjà mort. L’homme a certes créé la science et il s’est par là même idéalisé, mais cette science a fait de lui un objet scientifique parmi d’autres et l’a réduit à cet objet, augmenté ou pas. Cet objet est le nom de l’aliénation de l’homme ; cette science qui s’annonçait émancipatrice s’avère finalement aliénante jusqu’à ne plus éclairer l’homme en tant que sujet, jusqu’à enliser le sujet, l’annihiler. Tout comme le plaisir sexuel s’annonce émancipateur et se révèle ensuite aliénant. La science exclusive a aliéné l’homme dans l’objet scientifique, et le plaisir sexuel l’a aliéné dans l’objet sexuel, dans les deux cas le sujet est terrassé par l’objet. Similitude troublante de ces deux mirages, ces deux simulacres d’émancipation qui pétrifient le sujet… Cette crise coronavirale nous montre des individus aliénés à leur santé physique, à la maladie, à la mort, à la survie… double, triple aliénation… qui nous éloignent toujours plus de la vie véritable. Mais au fond, la première aliénation de l’homme dans son histoire fut la science. À l’aube du néolithique, la science nous éloigna de la vie véritable, l’arbre de la vie… Ce fut l’aliénation originelle. Et cette aliénation est devenue une maladie dont la science ne peut évidemment pas nous guérir !

La science exclusive fait reculer obstinément et vainement l’âge de la mort sans pour autant nous ramener à l’arbre de la vie. L’extrême folie actuelle de l’homme consiste à croire que les sciences empiriques modernes nous sauveront de cette aliénation et nous ramèneront à l’arbre de la vie. Les vivants comprendront que la science moderne est une industrie de mort après leur mort. En vérité je vous le dis, cette science veut triompher de la mort mais de la vie aussi, en lui substituant la vie empirique, économique, mécanique, cybernétique, numérique… Pour sortir de la finitude qui nous perd, ouvrons-nous à l’infinitude. Ouvrons notre confinement, ouvrons notre esprit terriblement confiné vers l’infinitude de l’esprit. La liberté nihiliste ne nous permettait pas d’entrevoir cet esprit infini, ce confinement national – complètement absurde au demeurant compte tenu des avancées scientifiques – va paradoxalement nous en donner l’occasion. Le nihilisme, voilà l’ennemi. Même les « croyants » ont sombré dans le nihilisme, ils croient plus en leurs multiples règles dogmatiques qu’en la nature divine, ou pour le dire plus précisément, leurs multiples règles les ont rendus hermétiques à la vie divine, à la vie tout court. La multitude de règles chez les musulmans ou les Juifs indique à quel point ils peuvent être aliénés, éloignés de la nature divine, voire étrangers à celle-ci. Car la nature divine est une profusion abondante de vie ne répondant à aucunes règles, et à laquelle l’être humain donne une direction particulière, en bien comme en mal, direction qu’il assumera volens nolens jusqu’au bout, en bien comme en mal également.

Soyez assurés que si demain le confinement était levé subitement, l’humanité retomberait aussitôt dans le nihilisme le plus stérile. Guérir du nihilisme c’est guérir de l’aliénation originelle, guérir de cette obsession de vouloir vaincre la mort, par la science ou par le plaisir sexuel – fort justement appelé la « petite mort » -, ou par le dérivatif de règles dogmatiques morbides, mortifères. Plus on veut vaincre la mort plus on s’éloigne de la vie. La mort n’étant qu’une transition d’une vie vers une autre vie, il est absurde de vouloir la vaincre. Vouloir la vaincre c’est s’opposer à la logique de la vie, c’est s’opposer finalement à la vie. La souveraine logique de la vie viendra à bout de tous ses opposants, des transhumanistes, des dogmatistes, comme des usuriers. La titanesque victoire du professeur Raoult en est le signe manifeste.

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