On ne comprend pas trop l’intérêt de la France à vouloir résoudre la crise libyenne alors que c’est Sarközy qui a tout détruit et en même temps faire semblant de ne pas voir la crise algérienne alors que cette dernière est infiniment plus grave et plus importante géopolitiquement parlant ! De plus, faire encore semblant que ce sont les ministres qui font encore la géopolitique est juste risible car nous savons tous que ceci se joue au dessus de leurs têtes depuis belle lurette.


Le bref séjour de Jean-Yves Le Drian est consacré aux dossiers bilatéraux mais aussi régionaux, au premier rang desquels figurent la crise libyenne et le Sahel.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a entamé mardi 21 janvier une brève visite à Alger consacrée aux dossiers bilatéraux mais aussi régionaux, au premier rang desquels figurent la crise libyenne et le Sahel, a-t-on appris de source officielle algérienne. Après son arrivée, il s’est entretenu avec son homologue algérien Sabri Boukadoum, avant d’être reçu par le premier ministre Abdelaziz Djerad et le président Abdelmadjid Tebboune.

M. Le Drian est le premier ministre français à se rendre en Algérie – où a éclaté il y a près d’un an un puissant mouvement de contestation antirégime, le Hirak – depuis la visite de sa collègue de la justice, Nicole Belloubet, fin janvier 2019. Un nouveau gouvernement a récemment été mis en place à Alger à la suite de l’élection présidentielle du 12 décembre, massivement rejetée par le Hirak.

Au cour de leur entretien, MM. Le Drian et Boukadoum ont examiné « l’état des relations de coopération entre les deux pays et les voies et moyens de leur renforcement », selon un communiqué du ministère algérien des affaires étrangères. Ils ont également procédé à « un examen approfondi des questions régionales et internationales d’intérêt commun, notamment la situation en Libye et au Mali », précise le communiqué.

Si elle est l’occasion de relancer les relations bilatérales, la visite du chef de la diplomatie française s’inscrit dans le cadre des efforts internationaux visant à résoudre la crise libyenne. Elle survient deux jours après un sommet international à Berlin où les principaux pays concernés par le conflit en Libye ont promis de respecter un embargo sur les armes et de ne plus interférer dans ses affaires intérieures, afin de tenter de ramener la paix dans ce pays déchiré par la guerre civile.

« Une convergence de vue »

Le président Tebboune, présent à Berlin, a proposé d’accueillir désormais un « dialogue » entre toutes les parties libyennes afin « d’éloigner le spectre de la guerre de toute la région »« Nous étions ensemble à Berlin avant-hier sur le conflit libyen. Nous avons coordonné nos efforts pour permettre la mise en place d’un cessez-le-feu durable, la reprise du dialogue politique et nous allons agir ensemble pour que les efforts que nous avons initiés à Berlin puissent se poursuivre », a déclaré M. Le Drian à l’issue de sa rencontre avec son homologue algérien.

« Nous allons également faire le point sur la situation au Sahel et rappeler nos objectifs communs de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Face à ces défis majeurs, la France et l’Algérie ont une convergence de vue et notre concertation est primordiale », a-t-il ajouté. « L’Algérie est une puissance d’équilibre et de paix. Elle l’a rappelé récemment en lançant plusieurs initiatives diplomatiques. Elle est fermement attachée au respect de la souveraineté des États et au dialogue politique », a souligné le ministre français.

L’Algérie, qui partage près de 1 000 kilomètres de frontière avec la Libye, a multiplié ces dernières semaines les consultations pour tenter de contribuer à une solution politique. Après le premier ministre italien Giuseppe Conte ainsi que les chefs de la diplomatie turque, égyptienne et italienne, le président turc Recep Tayyip Erdogan est attendu en début de semaine prochaine à Alger.


Photo d’illustration : le ministre français des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian à Alger, le 21 janvier 2020. RYAD KRAMDI / AFP

Le Monde / AFP

21 janvier 2020