Dr. Christiane Ayotte


Le monde du sport professionnel est entièrement à jeter à la poubelle. Du coup, ou pourra récupérer des milliards d’euros gaspillés dans ces événements ridicules au bonheur et au bien-être de la majorité de l’Humanité qui n’a rien à se mettre dans le ventre ou bien souffre de maladie facilement curable… Tout en faisant remarquer que les peuples sont responsables de cette gabegie inouïe puisqu’ils regardent et financent.


En entrevue à l’émission Gravel le matin sur les ondes d’ICI Radio-Canada Première, elle a exprimé son désarroi face à la désinvolture avec laquelle le gouvernement russe a permis à ses athlètes de tricher.

« Ce n’est pas chic et c’est un euphémisme. La communauté antidopage est choquée. Choquée non pas du fait qu’il y a de la tricherie en Russie et qu’il existe un système de dopage exposé de multiples façons, mais on est choqués que Grigori Rodtchenkov, un de nos confrères depuis des années, ait pu ainsi manipuler et substituer des échantillons d’urine sous nos yeux », a d’abord lancé Mme Ayotte.

« On considère que l’on s’est fait rire en pleine face. On s’est moqués de nous complètement. C’est hallucinant ce qu’on lit à ce propos. Ce n’est pas extraordinairement brillant comme dopage, mais la substitution d’urine, c’est vraiment crapuleux », a ajouté la directrice du Laboratoire du contrôle de dopage de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS).

Mme Ayotte était présente dans le laboratoire des Jeux de Sotchi en compagnie de techniciens experts travaillant alors pour le compte du Comité international olympique (CIO).

« Nous étions là pour nous assurer que les choses étaient faites correctement. Il y avait même des observateurs indépendants de l’AMA. Mais comme dans les bons mauvais romans, il faisait ses trucs dans une pièce à part, caché et en pleine nuit. Personne n’avait la tâche de le [Rodtchenkov] surveiller la nuit. Peut-être qu’il aurait fallu le faire. Mais nous aimons penser que nous sommes dans un milieu où les crapules n’opèrent pas en toute impunité », a renchéri Mme Ayotte.



Elle ajoute que « l’AMA fera des pressions pour qu’il n’y ait pas d’athlètes russes à Rio de Janeiro, et pas seulement en athlétisme ».

« Présentement, c’est le retour sur la scène internationale des athlètes russes en athlétisme dont il est question. Je pense qu’il faut appliquer ces principes-là de façon plus globale. Aux Championnats mondiaux d’haltérophilie, trois ou quatre Russes ont testé positifs. Je pense qu’il est temps de prendre des mesures sérieuses, non pas pour rassurer, mais pour avoir un minimum de décence dans une pratique qui est noble, le sport, le sport élite.

« On n’a pas le droit de rire de la science et de tout massacrer. Nous ne sommes pas tous des tricheurs », a conclu Mme Ayotte.

De son côté, le Kremlin a balayé vendredi les révélations de Rodtchenkov sur un système de dopage supervisé par Moscou dont auraient bénéficié les médaillés russes lors des JO de Sotchi en 2014.

« Cela ressemble à des accusations totalement sans fondement. Elles ne sont appuyées par aucune preuve fiable, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Cela ressemble tout simplement aux calomnies d’un transfuge. »

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