Voici encore une fois la preuve, si besoin était, que faire de l’écologie n’est pas sans conséquence sur la vie des gens et que l’on ne peut pas imposer de telles choses sans le consentement des habitants. La volonté de composter plus de 9000 tonnes par an a des conséquences lourdes et pourtant on constate l’absence des services de l’État dans ce qui apparaît comme étant une nouvelle pollution.


Plus de 550 signatures ont été recueillies pour la fermeture du site de compostage ouvert cet été.

En cette pluvieuse journée de fin novembre, ça va à peu près, et encore. S’approchant de la station de compostage ouverte l’été dernier à Saint-Jean-des-Mauvrets, le nez ne sait quelle odeur reconnaître des fumerolles qui s’élèvent : œuf pourri, boule puante, pissotière, poisson crevé ? Une odeur acide. Alors imaginez les mêmes paysages par une météo plus clémente. C’est bien simple, dans le village, depuis août, on n’en peut plus. À Saint-Saturnin-sur-Loire, même topo. Les mouches s’invitent dans les habitations et même sur les bancs des écoles.

« Une odeur de rat crevé dans la cave  »

Tout a commencé cet été lorsque la SARL Burgaud, un agriculteur, a créé une station de compostage sur l’une de ses terres, sur les hauteurs de Saint-Jean-des-Mauvrets, au lieu-dit Les Marpaux. « C’est bien simple, la première fois que j’ai senti cette odeur, j’ai cru que nous avions un rat crevé dans la cave », lance Danièle Villeneuve qui vit pourtant depuis plus de 30 ans auprès d’une ferme. « Nous sommes habitués, ça sent parfois l’ensilage, les vaches. Normal. Mais là, ce n’est pas tenable et c’est tous les jours, tout le temps ». Son pavillon est environ à 600 mètres à vol d’oiseau de la plateforme…