Voici ce qui arrive lorsque le système hospitalier s’effondre et que l’argent devient la seule préoccupation des dirigeants qui se transforment en criminels, totalement indifférents aux nombreux suicides des différents professionnels de santé : médecins, chefs de services, infirmières, étudiants… sans parler des patients qui rendent l’âme dans les couloirs des urgences, faute de soins. Ce qui est sidérant c’est de voir Agnès Buzyn parader ensuite à la télévision pour expliquer qu’elle fait tout pour améliorer le quotidien des soignants !

Puisse-t-il trouver la paix maintenant qu’il a quitté le monde des dégénérés. Nous présentons nos condoléances attristées à sa famille. Que  les responsables de ce malheur soient couverts d’opprobre et de honte !


Un chirurgien d’une cinquantaine d’années aurait mis fin à ses jours dimanche en sautant du cinquième étage.

« Un médecin qui vient durant son jour de congé se suicider sur son lieu de travail en tenue de chirurgien, forcément, ça pose question », s’émeut un agent de l’hôpital Avicenne de Bobigny.

Dimanche, vers 18 heures, le corps d’un professeur de 57 ans, responsable de l’activité de chirurgie bariatrique et métabolique du groupe hospitalier, a été retrouvé mort en bas du bâtiment où il travaillait.

Il se serait jeté depuis la fenêtre de son bureau

D’après les premiers éléments, ce père de famille, qui exerçait également à l’hôpital Jean-Verdier de Bondy depuis 1995, se serait jeté depuis la fenêtre de son bureau, au cinquième étage.

Une enquête pour « recherche des causes de la mort » a été ouverte par le parquet de Bobigny, et confiée au commissariat de Bondy.

Ce drame affecte particulièrement le personnel hospitalier. « Tout le monde est très choqué. Un geste pareil sur son lieu de travail n’est pas anodin. On en a parlé entre nous. On pense tous que la pression qu’on subit au quotidien y est sans doute pour quelque chose », regrettent des agents.

En novembre dernier, des infirmiers du bloc opératoire avaient fait grève pour protester contre les dégradations de leurs conditions de travail.

Un médecin reconnu

En octobre 2017 déjà, le suicide d’un brancardier à son domicile avait ému le personnel de l’établissement. Selon des salariés, une cellule psychologique a été mise en place ce lundi pour les employés choqués.

Un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) a également eu lieu dans l’après-midi. « L’ouverture d’une enquête paritaire a été votée à l’unanimité. Elle devrait nous permettre de savoir si les conditions de travail ont joué un rôle dans ce drame », souligne un agent.

Dans un message diffusé en interne aux employés, plusieurs responsables de l’AP-HP (Assistance public-hôpitaux de Paris) – dont dépend l’établissement – ont déploré ce « tragique événement », annonçant l’organisation prochaine « d’une cérémonie de recueillement ».

Enquête en cours

Ils y vantent « l’excellence » du médecin, qui s’était forgé « une reconnaissance nationale dans le domaine de la chirurgie bariatrique ».

Et rappellent qu’il « luttait depuis plusieurs mois contre une maladie grave ». L’AP-HP n’a pas souhaité faire de commentaire sur ce suicide présumé, soulignant qu’« une enquête était en cours ».

 

Photo d’illustration : Bobigny, le 4 février. Le corps du chirurgien a été retrouvé en bas du batiment où il travaillait. LP/Hélène Haus

Hélène Haus avec T.P. et C.S.