Le débat fait rage en Italie autour de la récente obligation de vaccins pour aller à l’école – © Miguel SCHINCARIOL

Que le gouvernement italien actuel tergiverse au point de ne plus savoir quoi faire concernant sa promesse de revenir sur l’obligation et la coercition vaccinales, constitue la preuve éclatante que le lobby pharmaceutique est très puissant. La propagande continue à faire croire aux gens que le taux de 95 % de couverture vaccinale est nécessaire à atteindre pour rendre le vaccin efficace alors que ce chiffre a été inventé de toutes pièces et qu’aucune étude scientifique n’a prouvé sa réalité.

Ce qui est curieux encore une fois c’est le comportement hallucinant du conseil de l’ordre des médecins qui écrit au parlement et lui demande de « respecter la science » ! Comment se fait-il que des gens surdiplômés, censés être très intelligents, puissent dire de telles absurdités, sachant que le Parlement est là pour faire respecter la volonté populaire et non la science quand bien même le choix du peuple le desservirait ! Qu’est-ce que cet argument stupide ? Si le Parlement devait respecter la science il interdirait immédiatement la vente d’alcool et de tabac eu égard aux dégâts catastrophiques et au coût social induits chaque année par ces addictions ! Il est vraiment très curieux de constater à quel point les promoteurs de la vaccination utilisent des arguments d’une grande stupidité pour défendre leur position !


Guerre de communiqués, déclarations à l’emporte-pièce et même menaces : le débat fait rage en Italie autour de la récente obligation de vaccins pour aller à l’école, sur laquelle le gouvernement populiste veut revenir.

Au nom de la protection des enfants qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons médicales, depuis la rentrée 2017, les vaccins contre 10 maladies (tétanos, poliomyélite ou encore rougeole) sont obligatoires pour la crèche ou la maternelle. Ensuite, les parents des enfants de 6 à 16 ans non vaccinés risquent jusqu’à 500 euros d’amende.

Opposés à toute « coercition »

La mesure adoptée par l’ancien gouvernement de centre gauche a été validée par la Cour constitutionnelle mais vivement contestée par une partie de la classe politique, Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et Ligue (extrême droite) en tête.

Les responsables de ces deux partis désormais au pouvoir répètent l’importance des vaccins — et disent avoir fait vacciner leurs propres enfants — mais se disent opposés à toute forme de « coercition ».

La semaine dernière, le Sénat a ouvert le feu en approuvant un amendement M5S-Ligue reportant d’un an l’obligation de vaccins pour la crèche et la maternelle, dans l’attente de la révision de la loi. Immédiatement, l’Ordre des médecins a appelé le Parlement à « respecter la science ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) fixe à 95% de la population le taux de couverture vaccinale nécessaire pour atteindre « le seuil d’immunité de groupe » pour une maladie. Si la loi a permis d’élever les taux de couvertures italiens, ils restent dans de nombreuses régions encore en-deçà du niveau requis pour nombre de maladie. Le pays connaît ainsi une recrudescence des cas de rougeole, dont encore plusieurs mortels cette année.

« Voilà le gouvernement du changement : la victoire des ‘NoVax’. Avec un amendement, sans débat parlementaire« , a raillé Beatrice Lorenzin (centre), l’ancienne ministre de la Santé qui avait porté la loi.

« Guerre de religion »

Dénonçant « une guerre de religion », la nouvelle ministre de la Santé, Giulia Grillo (M5S), elle-même médecin, a annoncé un projet de loi instaurant une « obligation flexible »: priorité à l’information, recours à l’obligation uniquement pour une courte durée et pour les maladies et les régions où le taux de couverture est vraiment trop bas.

Elle a aussi évoqué une garantie que les enfants non-vaccinables puissent être inscrits dans des classes où la couverture vaccinale est assurée, ce qui ne rassure pas les parents compte tenu des autres contacts possibles dans les cantines ou cours de récréation.

D’autant que la ministre a prévenu mercredi : il faut rester « réaliste » et ne pas « faire croire aux gens que plus personne ne mourra » de la rougeole.

Du côté des parents d’enfants non-vaccinables, la résistance s’organise. Des mères ont lancé une pétition pour le retrait de l’amendement qui a réuni plus de 100.000 signatures en quelques jours.

Plusieurs présidents de région ont aussi annoncé qu’ils comptaient faire appliquer eux-mêmes l’obligation si l’État y renonçait.

L’Association nationale des chefs d’établissements a prévenu que pour la rentrée de septembre, la loi dite Lorenzin restait en vigueur: les enfants devront tous présenter un certificat médical de vaccination.

Mais le tensions restent vives, comme a pu le constater le héraut des « pro-vaccins« , Roberto Burioni, professeur de virologie à Milan.

« J’ai appris que tu étais à la plage (…), j’espère de tout cœur que tu te noies », lui a lancé une mère « NoVax » sur Facebook, tandis que d’autres faisaient circuler un photomontage le montrant prisonnier comme l’ancien chef du gouvernement Aldo Moro avant son assassinat par les Brigades rouges.

Malgré tout, l’humour n’a pas déserté le débat. Ainsi, quand le ministre de la Famille, Lorenzo Fontana (Ligue), a lancé : « Pour moi, 10 vaccins c’est trop, mais je ne suis pas médecin », les parodies ont foisonné sur les réseaux sociaux.

« Pour […]


AFP