sous-emploi_espagne


Ce n’est pas bien de tuer une personne ou de la pousser au suicide ; c’est même criminel et passible de prison de donner un coup de pied à un chat ! Par contre, vous pouvez ruiner un pays, augmenter le taux de suicides, faire exploser la prostitution… et personne ne vous en tiendra rigueur…


En Espagne, le nombre de suicides a augmenté de 20%  depuis le début de la crise financière en 2008, rapporte The Local. Désormais, le suicide est la première cause de décès non naturel dans le pays, devant les accidents de la circulation. Chaque jour, en Espagne, 10 personnes se donnent la mort, en moyenne.

Selon l’Agence espagnole de statistiques, on a dénombré 3910 suicides en 2014, contre 3263 en 2007. Cette augmentation spectaculaire est le résultat de la crise profonde que vit l’Espagne, avec les mesures d’austérité, un chômage élevé et une forte augmentation des saisies immobilières réalisées par les banques. C’est dans le groupe des hommes âgés de la cinquantaine que ce phénomène est le plus patent, avec une hausse du nombre de suicides de l’ordre de 38% au cours des 8 dernières années.

La Lituanie demeure le pays de l’UE où l’on se donne le plus la mort

Cependant, même si le nombre de suicides en Espagne n’a jamais été aussi élevé au cours des 25 dernières années, le pays demeure l’un de ceux qui présentent les plus faibles taux de suicide au sein de l’UE, avec 8,4 suicides pour 100.000 habitants. A titre de comparaison, en Lituanie, on compte 35 suicides pour 100.000 habitants. La Hongrie (21/100.000), la Lettonie (19/100.000) mais aussi la Belgique (17,2/100.000), lui font suite, selon les chiffres d’Eurostat. En bas de ce macabre classement, on trouve la Grèce (4,7/100.000), l’Italie (6,6/100.000) et le Royaume-Uni (7.3/100.000).

Express Business