Cet article pertinent de Mme Marie de Hennezel revient sur des évidences qui démontrent l’hypocrisie de cette nouvelle loi sur l’euthanasie. D’autant plus que la mise en place de cette folie aujourd’hui « encadrée » -ce qui est faux- finira par faire sauter les barrières des mineurs, des fous… comme toujours.
Un tiers des Français n’a pas accès aux soins palliatifs, citant implicitement des rapports comme celui de la Cour des comptes (2021), qui notait que 30 à 40 % des patients nécessitant des soins palliatifs n’y ont pas accès. La priorité est donc cet accès au soin palliatif avant la mise en place de cette mort sur ordonnance. Mme Marie de Hennezel critique l’idée que la loi offrirait une « liberté de mourir » sans garantir une « liberté de vivre » (via des soins palliatifs).
Les personnes vulnérables (âgées, pauvres) vont se sentir poussées à « choisir » la mort par peur d’être un fardeau, citant la Belgique comme exemple de dérives (élargissement des critères, euthanasie pour mineurs ou personnes dépressives). C’est mécanique dans une société matérialiste où les budgets de la Sécu et des retraites sont en déficit.
Elle souligne l’absence d’une procédure claire pour distinguer une demande de mort liée à une souffrance physique d’une demande liée à une dépression. Cet argument est pertinent car des études (ex. : Journal of Medical Ethics, 2022) montrent que 10 à 15 % des patients en fin de vie souffrent de troubles dépressifs non diagnostiqués, ce qui peut fausser leur discernement. Ils seront tués sans un consentement clair et précis.
Elle estime aussi que la loi met l’individu au centre, au détriment de la solidarité collective, et que légaliser l’aide à mourir pourrait « banaliser » la mort. On vire d’ailleurs de plus en plus dans une société de la mort avec pour habillage toujours le même bla bla maçonnique de fraternité, humanisme, dignité…
Enfin, Mme Marie de Hennezel demande si la société est prête à assumer un suicide assisté comme « acte médical ». C’est une question éthique légitime : légaliser l’aide à mourir implique un changement de paradigme, où des soignants deviendraient des exécutants de mort. Auront-ils le choix de refuser ? Rien n’est moins certain…































