L’Acte 9 de ce 12 janvier 2019, le deuxième depuis les fêtes, a rassemblé à Marseille nettement plus de monde par rapport à samedi dernier. Les manifestants étaient nombreux et venaient de toute la région, aussi bien du Var, que des Alpes, d’Istres…

Le cortège prend son départ sur le Vieux-Port et se dirige vers le Pharo pour redescendre par l’avenue de la Corse, puis la Corderie. Il rejoindra ensuite la Canebière pour remonter le cours Belsunce en direction de la porte d’Aix. Il redescendra le boulevard des Dames pour ensuite s’arrêter aux Terrasses du port et rebrousser chemin jusqu’au Vieux-Port. L’ambiance était bon enfant, beaucoup de manifestants chantaient et on pouvait constater la présence de très nombreuses femmes.

Malheureusement, sur le cours Belsunce un Gilet jaune a été récupéré par des CRS après avoir été tabassé et blessé, la flaque de sang au sol en témoignant (cf. photo). Les gaz lacrymogènes ont alors été lancés ainsi que des grenades de désencerclement qui étaient quasiment toutes jetées en l’air alors que la loi stipule qu’elles doivent être roulées au sol au niveau des pieds, en raison des risques de blessures graves, voire mortelles. À partir de là, le cortège sera scindé en deux et les provocations commenceront entre les #GiletsJaunes et les forces de l’ordre. On a pu remarquer sur certains visages de CRS que leur âge ne dépassait souvent pas la vingtaine. On peut également faire un constat factuel important : les Gilets jaunes en veulent beaucoup aux forces de l’ordre qui obéissent selon eux à un régime tyrannique et désormais illégitime, à leurs yeux ! Il a été à de nombreuses reprises scandé que les forces de l’ordre étaient dirigées par un « voyou »,  en référence au passé interlope de Christophe Castaner, proche dans sa jeunesse du grand banditisme marseillais (Zampa…) !

À l’évidence, il ressort des échanges tenus avec un grand nombre de manifestants, qu’ils ne lâcheront rien et que leur motivation est très forte. Le ras le bol est très fort et ils n’imaginent plus un retour à la maison aussi simple ! Avec toute la modestie essentielle à ce type de travail et d’analyse, nous conseillons à l’exécutif de ne surtout pas miser sur un essoufflement du mouvement car, sur le terrain, il faut se rendre à l’évidence que c’est le contraire qui se réalise, avec une colère qui s’intensifie de jour en jour et qui va mal finir si les bonnes décisions tardent à être prises.