On espère pour lui qu’il n’aura aucun effet secondaire grave car les 1000 € ne serviraient pas à grand chose dans une telle situation dramatique. Utiliser des jeunes paumés comme cobayes est juste détestable.


Chez nous, c’est une première lancée par l’hôpital universitaire de Gand.

Depuis le début du mois de juillet, des candidats passent des tests médicaux afin de recevoir un vaccin contre le coronavirus. En échange, ils recevront 1.000 euros à condition de respecter certains critères.

Glenn passe une première visite médicale. Si ses paramètres sont bons, il recevra un vaccin expérimental mais pour cela, il doit remplir plusieurs conditions.

« Les testeurs ne doivent suivre aucun traitement médicamenteux. Ils doivent être en très bonne santé et il est très important qu’ils ne soient pas non plus allergiques. Par exemple, le rhume des foins n’est certainement pas accepté. Les candidats doivent aussi être âgés entre 18 et 60 ans », a expliqué Fien De Boever, coordinatrice au centre de vaccination de l’UZ Gand, au micro de notre journaliste Mathieu Langer.

Contrôle sanguin et électrocardiogramme: une procédure médicale est mise en place pour assurer la sécurité du patient testeur… qui touchera 1.000 euros en échange. Même si pour lui, ce n’est pas le plus important.

« Oui, je ne sais pas, toute cette histoire me fascine, je vais le dire comme ça, je me suis inscrit et oui, maintenant je suis couché ici », a confié Glenn. « Et l’élaboration du vaccin ? Oui, aussi. C’est une histoire que je raconterai à mes petits-enfants ».

S’il est sélectionné, Glenn s’attend à subir quelques douleurs même si les quelques effets secondaires sont très rares. De plus, il n’y a aucun risque de contagion.

« Il n’y a pas de particules virales dans le vaccin. Il contient de l’ARN et de l’ARN messager, c’est une petite molécule qui demande au corps de produire des morceaux, de tous petits morceaux du virus, et d’activer ainsi le système immunitaire en fabriquant les anticorps nécessaires », a indiqué Fien De Boever.

L’expérience débute avec 164 candidats, mais l’hôpital universitaire en attend plus de 1.000 d’ici un an. Des quarantenaires et cinquantenaires, plus réticents, sont aussi privilégiés afin, si tout va bien, de produire ce vaccin avant la fin du premier semestre de l’année prochaine.


Mathieu Langer
12 juillet 2020