Quel cirque pathétique ! Depuis les années 60 qu’il détourne l’argent public cette crapule ; il a même été condamné par la Cour des comptes en Algérie et ce n’est que maintenant que les autorités suisses veulent enfin se bouger, avec 57 ans de retard ! Toujours à vouloir se la jouer plus blanc que blanc, plus civilisé que le pilleur africain qui paupérise son propre peuple ! En plus de l’avoir soigné pendant des années et donc de l’avoir aidé à garder le pouvoir, la Suisse cachait le magot du clan Boutesrika !


Le gouvernement fédéral suisse a réagi favorablement, par la voix du département des Affaires étrangères, à une demande de gel des avoirs du clan Bouteflika, déposée le 5 juin par le Groupe socialiste suisse. Détails.

L’étau se resserre davantage autour du clan familial et politique de l’ex-président algérien, Abdelaziz Bouteflika, qui a été débarqué le 2 février dernier.

Objet d’une purge inédite opérée par le Général Gaïd Salah, ex-homme lige de Bouteflika devenu nouveau maître d’Alger, l’ancien clan présidentiel, dont le véritable meneur était Saïd Bouteflika qui a été arrêté et incarcéré début mai, aux côtés des généraux Athman Tartag et Mohamed Mediene, alias « Toufik », devra désormais rendre compte à la justice suisse pour « prévarication et accumulations d’avoirs illicites ».

C’est en tout cas ce qui ressort de la sortie du chef du Département suisse des Affaires étrangères, Ignazio Cassis : le gouvernement fédéral est « disposé à collaborer avec les autorités algériennes pour garantir le retour de l’argent pillé par le clan familial et politique de l’ex-président », a annoncé mercredi 13 juin, le chef de la diplomatie suisse, en réponse à une demande déposée le 5 juin par un député du Parti socialiste suisse, Sommaruga Carlo.



« En matière de lutte contre les avoirs d’origine illicite, la Suisse a développé un dispositif s’appuyant sur deux piliers principaux : la prévention et la répression. La Suisse continue à suivre avec attention les développements en Algérie », a assuré le MAE suisse.

« Le clan familial et politique de l’ex-président algérien a mis en place un système de prévarication et d’accumulation d’avoirs illicites. Les premières arrestations pour corruption ont eu lieu. Des interdictions de sortie du territoire algérien ont été prononcées contre des agents suspectés de corruption. Il est notoire que les banques suisses détiennent des avoirs algériens illégitimes. Pour prévenir leur disparition et leur non-retour au peuple algérien, le Conseil fédéral entend-il geler ces avoirs? », lit-on dans le texte adressé par le député socialiste au représentant du gouvernement suisse.

L’ex-clan présidentiel est accusé de dilapidation de pas moins de 1000 milliards de dollars durant les vingt ans de règne d’Abdelaziz Bouteflika (1999-2019).


M’Hamed Hamrouch

Le 360

14 juin 2019