L’article de Libé met en lumière le rôle central de Paris dans l’empire d’Epstein, comme principal hub européen du pédocriminel pendant deux décennies, de 2001 à 2019. Avec plus de 170 atterrissages de ses jets privés (Gulfstream G550 notamment) à Paris depuis 1995, la capitale surpassait même New York en fréquence de séjours longs (6 à 23 jours consécutifs). Au cœur : son duplex de 783 m² au 22 avenue Foch (XVIe arr.), acquis en 2001, un hôtel particulier luxueux près de l’Arc de triomphe. La perquisition de 2019 (FBI + autorités françaises) y a révélé un décor extravagant, hypersexualisé et kitsch – qualifié de « taverne de Cro-Magnon revisitée par Stanley Kubrick » : murs couverts de photos de jeunes femmes (souvent nues ou suggestives), coffre-fort rempli d’images similaires, ambiance criarde et choquante. Le majordome témoigna d’un « ballet incessant » de jeunes femmes arrivant/repartant tous les 2-3 jours, alimentant les soupçons de prédation.
Epstein y menait une vie mondaine intense pour infiltrer les élites françaises et internationales. Il fréquentait les palaces (Bristol, Ritz, Crillon, Raphaël, Plaza), restaurants huppés (Arpège, L’Ami Louis, Chez Denise, Samesa, Maison du Chocolat), et la jet-set estivale à Saint-Tropez (villa louée un mois entier, fêtes comme celle de Naomi Campbell). Il envisageait des achats immobiliers fous : domaine de Guermantes (inspiré de Proust), hôtel Lambert (île Saint-Louis), ou un riad à Marrakech (23 M€ via Liechtenstein pour sa compagne Katryna Shuliak). Il décorait via Alberto Pinto, sollicitait Doris Brynner (veuve de Yul, proche Arnault/Dior) pour recruter des « assistantes » dans la vingtaine.
Son réseau incluait :
- Jean-Luc Brunel (agence de mannequins KM, complice présumé suicidé en 2022 après mise en examen pour viols sur mineures).
- Jack Lang et sa fille Caroline (société d’achat d’art, financée par Epstein ; Caroline logée chez lui à NY, cadeaux somptueux ; enquête PNF ouverte en 2026 pour blanchiment de fraude fiscale aggravée).
- Ariane de Rothschild (banquière Edmond de Rothschild) : relation intime et professionnelle (2013-2019), milliers d’emails, meetings à Paris/NY, Epstein comme consultant officieux rémunéré ; elle organisait dîners (L’Ami Louis avec Terje Rød-Larsen et Fabrice Aidan).
- Autres : Woody Allen (soirées, expo Hergé), Steve Bannon (conseils sur l’Europe, liste de noms puissants), mathématiciens (David Berlinski, Misha Gromov), diplomates (Terje Rød-Larsen, Fabrice Aidan – visé par enquête Quai d’Orsay), hommes d’affaires saoudiens/qataris/kuwaitiens, Olivier Colom (ex-conseiller Sarkozy), Simon Girauchy (pianiste recrutant assistantes).
Epstein cherchait l’accès au pouvoir : approches vers les conseillers de Sarkozy/Hollande, invitations à l’Élysée, propositions de rencontres avec Premier ministre qatari. Il échangeait crûment sur les femmes, offrait des largesses (1,3 M$ de cadeaux en 2015), finançait des voyages, jets, voitures… Il se vantait de son influence, conseillait Bannon sur l’Europe (« il faut y passer du temps »).
L’article critique sévèrement l’inaction judiciaire française : malgré la perquisition 2019 et enquête préliminaire pour viols/agressions sur mineures, peu d’avancées jusqu’aux « Epstein files » (3+ millions de pages publiées DOJ fin janvier 2026). L’article dénonce cette négligence comme « incompréhensible », miroir d’une élite protégée (Chomsky, Gates, Mandelson, Allen, etc., photographiés ou cités). La justice a clairement étouffé l’affaire malgré son extrême gravité !
Depuis février 2026, tournant majeur : le parquet de Paris ouvre deux enquêtes « cadres » (14 février) – une sur violences sexuelles, une sur ramifications économiques/financières – avec 5 magistrats dédiés, appel à témoignages de victimes françaises (procureure Laure Beccuau), réexamen des dossiers Brunel, Lang, Aidan… L’article souligne l’urgence : Epstein a construit méthodiquement un réseau prédateur sur 20 ans, profitant d’impunité via richesse et connexions, avec rabatteurs opérant à Paris en toute discrétion.
En conclusion, Paris n’était pas un simple pied-à-terre, mais le levier stratégique d’Epstein pour conquérir l’Europe, mêlant affaires, mondanités et crimes nombreux. Pourtant la justice française n’a rien trouvé…











!["J'étais très étonné de voir des noms à consonance européenne [...] la 𝗗𝗭 𝗠𝗮𝗳𝗶𝗮 n'a rien d'ethnique contrairement à la Mocro Maffia"](https://i0.wp.com/www.lelibrepenseur.org/wp-content/uploads/2026/03/image_2026-03-13_101646821.png?resize=360%2C180&ssl=1)

















