L’Iran a frappé la base aérienne de Prince Sultan en Arabie saoudite. Des images inédites montrent un Boeing E-3 Sentry complètement détruit. Cet avion de commandement et de surveillance, un AWACS, vaut plus d’un milliard de dollars à remplacer. La perte s’avère catastrophique pour l’armée américaine, c’est symboliquement désastreux.
Le fuselage est déchiré et carbonisé. L’appareil appartenait à la 552e escadre de contrôle aérien. Les États-Unis ne possèdent plus que seize exemplaires de ce modèle en tout ! Aucun ne sort d’usine aujourd’hui. La moitié de la flotte reste déjà clouée au sol pour maintenance. Cette frappe crée des trous béants dans la surveillance du ciel moyen-oriental.
Trois KC-135 Stratotanker ont également été touchés selon les premières informations. Chaque appareil coûte environ quatre-vingts millions de dollars. Ces ravitailleurs permettent aux chasseurs américains de rester longtemps en vol. Sans eux, les opérations aériennes perdent en endurance et en puissance.
Pour un coût des munitions iraniennes estimé à environ 5 millions $, les dégâts américains sont quant à eux estimés à environ 1,2 milliards de $ !
Les experts s’inquiètent déjà. Kelly Grieco, du Stimson Center, parle de « lacunes de couverture » graves : la coordination des frappes devient plus compliquée. L’Iran vient de porter un coup direct aux capacités de commandement américain dans la région.
Ce revers expose les faiblesses d’une superpuissance engagée dans un conflit coûteux. Washington accuse le coup. L’outrage militaire risque de peser lourd sur l’opinion publique et sur les prochains choix stratégiques.



























