On se pose aujourd’hui la question suivante : que feraient les politiciens français et les médias sans l’islam ? Le France est en train de couler à vue d’œil, la crise économique est historique et pire que l’après 2e guerre mondiale ! L’école publique est en ruine à l’instar de l’hôpital ! Les libertés publiques piétinées quotidiennement et chaque jour est pire que la veille ! La dette explose, la désindustrialisation a mis au chômage tout le monde ! Bref, c’est une faillite générale mais le seul problème depuis la rentrée, malgré une actu sanitaire brûlante, reste l’islam ! Ok !


Emmanuel Macron se rend ce vendredi aux Mureaux (Yvelines) pour présenter les grandes lignes d’un plan contre les « séparatismes », au premier rang desquels il place l’islamisme.

  • Attendu depuis deux ans, le chef de l’État doit présenter un plan contre les « séparatismes » ce vendredi matin aux Mureaux (Yvelines)
  • Si l’intitulé exact de ce plan n’est pas encore connu, l’Élysée a confirmé qu’il viserait, en premier lieu, à combattre l’islamisme.
  • Emmanuel Macron sait qu’il est attendu au tournant par la droite et l’extrême droite, qui ont prévu de faire de la sécurité l’un des thèmes de la campagne présidentielle de 2022.

C’est un centre de loisirs du Bas-Rhin où certains parents réclament des activités non-mixtes. Une librairie du Nord qui propose des ouvrages de prédicateurs interdits de France. Ou encore une école de Seine-Saint-Denis où les professeurs ne font que marteler des hadiths sans se soucier du programme. Emmanuel Macron se rend, ce vendredi matin, aux Mureaux (Yvelines) afin de présenter les grandes lignes d’un plan de lutte contre ce qu’il a appelé « les séparatismes ».

Si l’intitulé exact est encore relativement vague, l’heure n’est plus aux faux-semblants alors que ce plan est attendu depuis deux ans maintenant. « On a plusieurs formes de séparatismes. Mais le principal adversaire, c’est l’islamisme. Il n’y a pas d’ambiguïté », assume l’Élysée. Coincé entre la droite et l’extrême droite – qui l’accusent de « laxisme » et lui promettent un grand débat sur le sujet lors de la campagne présidentielle de 2022 – et un Jean-Luc Mélenchon qui l’exhorte à ne pas « ranimer la guerre de religion », Emmanuel Macron entend empêcher que « certains instrumentalisent [la foi] pour construire une société parallèle et imposer leurs règles dans certains territoires », toujours selon l’Élysée.



Le scolaire et le périscolaire pointés du doigt

L’épidémie de coronavirus l’avait reléguée au second plan des préoccupations. Mais la menace intégriste est toujours là, comme l’a rappelé l’attaque menée devant les anciens locaux de Charlie Hebdo il y a une semaine tout pile, rappelle-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat.

Mais l’exécutif n’est pas vraiment prêt. Le projet de loi que le chef de l’État va présenter est encore en cours d’écriture et il ne sera pas « stabilisé » avant la mi-octobre. Il sera ensuite soumis aux représentants des différents cultes avant une présentation en Conseil des ministres début décembre. Le débat devant l’Assemblée nationale n’aura donc pas lieu avant… le premier semestre 2021.

Difficile de savoir, dès lors, ce que va précisément annoncer Emmanuel Macron. Mais la présence de Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, à ses côtés aux Mureaux – et de cinq autres ministres d’ailleurs* – donne une indication. « Par le passé, l’islamisme grandissait dans les mosquées. Aujourd’hui, c’est dans le scolaire et le périscolaire », assure l’Élysée, qui évoque le chiffre de « quelques dizaines de milliers d’enfants » aujourd’hui scolarisés dans des écoles hors contrat.



L’impuissance des autorités à faire fermer les lieux prosélytes

« On les connaît bien ces soi-disant « écoles », confirme Hassen Chalghoumi, imam de Drancy (Seine-Saint-Denis) et partisan d’un islam modéré. Ce sont des structures où les fillettes de 3 ou 4 ans sont voilées et les mères sont vêtues de niqab ! Il faut les faire fermer… » Sauf que ce n’est pas aussi simple.

En février, devant une commission d’enquête du Sénat sur la radicalisation islamiste, Daniel Auverlot, le recteur de l’académie de Créteil (Val-de-Marne), reconnaissait utiliser des subterfuges pour parvenir à fermer des écoles intégristes à ses yeux. « Jamais un rapport n’a justifié une fermeture liée à des questions d’éducation nationale, lâchait-il alors sous serment. Nous avons ainsi utilisé des motifs tels que la conservation d’aliments non filmés dans un réfrigérateur pour fermer des établissements… » Contacté à plusieurs reprises par 20 Minutes depuis, il n’a jamais souhaité s’expliquer davantage sur ce point. Pas plus que les nombreux autres recteurs sollicités par nos soins, d’ailleurs.

La mise en garde de représentants religieux

Pour changer la donne, Emmanuel Macron devrait donc annoncer un contrôle plus strict des associations musulmanes qui gèrent ces écoles, notamment en les faisant basculer du régime de la loi de 1901 à celui de la loi de 1905, plus coercitif. « On voit un mélange cultuel/culturel dans ces associations, confie un conseiller du chef de l’État. Pour le culte musulman, on a énormément d’associations pour lesquelles les choses ne sont pas claires… »

En parallèle, Emmanuel Macron pourrait aussi évoquer ce vendredi des mesures plus controversées contre les certificats de virginité délivrés par certains médecins avant un mariage religieux, la polygamie ou la privation d’héritage pour les filles.



De quoi promettre des débats épineux. « Il faut être très vigilant sur les tentatives de stigmatisation de la communauté musulmane, met ainsi en garde Chems-eddine Hafiz, le recteur de la mosquée de Paris. Si le chef de l’État a envie de trouver des solutions, je serai son partenaire. Mais je n’ai pas envie d’être enfermé dans une logique électorale. »

* Outre Jean-Michel Blanquer, le président de la République sera accompagné de Gérald Darmanin (Intérieur), d’Éric Dupond-Moretti (Justice), de Marlène Schiappa (Citoyenneté), d’Élisabeth Moreno (Égalité entre les femmes et les hommes) et de Nadia Hai (Ville).


Photo d’illustration : Marseille, le 27 juillet 2020. Deux femmes se baignent en burqa dans la mer Méditerranée. — CLÉMENT MAHOUDEAU / AFP

Vincent Vantighem et Aude Lorriaux

20 minutes
1er octobre 2020