Rien que ça ! 6,3 milliards d’euros d’erreurs dans la branche famille de la Sécurité sociale, pointés par la Cour des Comptes, témoignent d’une gestion défaillante. Ces irrégularités, représentant 8 % des prestations, révèlent des contrôles insuffisants et une incapacité persistante à corriger les déclarations erronées des allocataires. La non-certification des comptes de la CNAF pour la troisième année consécutive renforce l’image d’une administration dépassée. La réforme de la « solidarité à la source » pourrait aider, mais l’ampleur des erreurs souligne un manque criant de rigueur dans la gestion des fonds publics.
L’institution se déclare dans « l’impossibilité de certifier » les comptes de la Caisse nationale d’allocations familiales pour 2024, comme elle l’avait déjà fait en 2022 et 2023.
La Cour des comptes a épinglé de nouveau les comptes de la branche famille de la Sécurité sociale, vendredi 16 mai, évaluant à 6,3 milliards d’euros « le montant des erreurs non corrigées par les actions de contrôle interne ». La Cour juge, dans un communiqué(Nouvelle fenêtre), ce montant « particulièrement élevé ». Elle pointe « les erreurs liées aux données prises en compte pour verser les prestations », et non corrigées au bout de 24 mois.
« Ces erreurs représentent 8% du montant des prestations, et concernent notamment le RSA, la prime d’activité et les aides au logement, souligne l’institution. En particulier, plus d’un quart des montants versés au titre de la prime d’activité est entaché d’erreurs. » Elle se déclare donc dans « l’impossibilité de certifier » les comptes de la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) pour 2024, comme elle l’avait déjà fait en 2022 et 2023…




























