Disclose a révélé en 2023 un scandale retentissant : la police nationale utilise depuis 2015 le logiciel BriefCam, développé par une société israélienne. Cet outil puissant analyse les images de vidéosurveillance et active la reconnaissance faciale sans aucun cadre légal ! Des voyous nous gouvernent.
Les forces de l’ordre ont acquis ce logiciel en secret. Elles l’ont déployé dans de nombreux services, y compris la police judiciaire, les préfectures de Paris et Marseille, ainsi que la gendarmerie dès 2017. La fonctionnalité de reconnaissance faciale fonctionnait par défaut depuis 2018. Pourtant, la loi française et la réglementation européenne interdisent strictement cet usage sans autorisation préalable de la CNIL ni analyse d’impact sur les données personnelles.
Un rapport d’inspection interne, publié fin 2024, confirme ces pratiques illégales jusqu’en 2023. Il admet que la gendarmerie a employé la reconnaissance faciale hors cadre légal, notamment après les émeutes. La police nationale a désactivé la fonction et cessé l’usage du logiciel après les révélations de Disclose. Cependant, les critiques fusent : La Quadrature du Net dénonce une minimisation systématique des faits et un sentiment d’impunité généralisé. L’état de droit s’effondre.
Ce scandale soulève des questions graves sur la surveillance de masse. Les citoyens voient leurs visages scannés sans consentement ni contrôle judiciaire. Il expose aussi les risques d’abus liés à des technologies étrangères intrusives. Malgré les enquêtes de la CNIL et les engagements officiels, la confiance envers les institutions vacille. D’autant que l’on peut tous imaginer que les israéliens volent les données…
Les autorités doivent maintenant rendre des comptes. Elles imposent transparence totale et sanctions claires pour éviter que de tels dérives ne se reproduisent. La protection des libertés fondamentales ne supporte aucun compromis.
En 2015, les forces de l’ordre ont acquis, en secret, un logiciel d’analyse d’images de vidéosurveillance de la société israélienne Briefcam. Depuis huit ans, le ministère de l’intérieur dissimule le recours à cet outil qui permet l’emploi de la reconnaissance faciale.
C’est devenu une habitude. Ce mardi 14 novembre, comme ce fut le cas lors de l’édition précédente, Gérald Darmanin inaugure le salon Milipol, au parc des Expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis). Consacré à la sécurité intérieure des États, ce salon est une vitrine mondiale pour des entreprises souvent inconnues du grand public. C’est le cas de Briefcam, une société israélienne spécialisée dans le développement de logiciels destinés à la vidéosurveillance algorithmique (VSA). Grâce à l’intelligence artificielle, cette technologie permet d’analyser des images captées par des caméras ou des drones et de détecter des situations jugées « anormales ».
Jusqu’en mai dernier, la VSA ne pouvait être utilisée par la police nationale que dans de très rares cas. Mais à l’approche des Jeux olympiques et paralympiques de Paris, le gouvernement est parvenu à faire adopter une loi au parlement qui autorise son expérimentation par la police nationale à une large échelle et ce, jusqu’au 31 mars 2025. Face aux risques d’atteinte à la vie privée, les députées ont néanmoins interdit le recours à la reconnaissance faciale, qui permet d’identifier une personne sur des images à partir des traits du visage. Un outil ultra-intrusif que certains logiciels commercialisés par Briefcam permettent d’activer en quelques clics. Et que les services de Gérald Darmanin connaissent bien…





























