On aimerait bien avoir l’avis du ministre chargé de la promotion de la laïcité concernant cette histoire de satanisme ! Par contre, la pratique débridée de l’échangisme aux Chandelles est considérée comme un pur produit de Satan…


Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était en déplacement jeudi à Dijon pour soutenir Denis Thuriot, le candidat de la « majorité présidentielle » aux élections régionales en Bourgogne-Franche-Comté.

Mais aussi pour peser de tout son poids contre l’extrême droite.

Il aurait dû venir jeudi dernier, mais la panne géante des numéros d’urgence l’avait contraint à repousser son déplacement à Dijon d’une semaine. Ce jeudi matin, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, était cette fois bien au rendez-vous dans la capitale de Bourgogne-Franche-Comté. Avec un objectif : apporter son soutien à la tête de liste de la « majorité présidentielle » aux élections régionales, le maire de Nevers Denis Thuriot (LREM). Et accessoirement au député côte-d’orien Didier Martin (LREM), candidat aux élections départementales dans le canton de Dijon 1.

Une visite loin d’être innocente, dans une région où LREM plafonne à une quinzaine de pourcents d’intention de vote au premier tour. Là où l’extrême droite caracole en tête des sondages, avec un Julien Odoul (RN) qui a fait de la sécurité le thème central de son programme.

Gérald Darmanin : « Il y a la volonté que le RN ne gagne jamais une région »

Entouré d’une garde policière conséquente, malgré le caractère non officiel de son déplacement, Gérald Darmanin est arrivé en train à Dijon. Avant de rejoindre, à pied, la place du Bareuzai, où il a pris un café en terrasse, en compagnie des principaux responsables du parti « macroniste » en Côte-d’Or.

Et à plus de six autour de la table. Sans parler des policiers et des médias qui grouillaient autour.

Puis le ministre a rejoint le cellier de Clairvaux, pour un meeting en présence d’une petite centaine de personnes. Essentiellement des candidats aux régionales et des militants.


« Je connais bien Denis Thuriot. Je sais à quel point il est en lien direct avec la population, vu la façon dont il a été réélu à Nevers. Il arrive à convaincre, y compris des gens qui ne pensent pas comme lui. C’est cela que l’on demande à des élus locaux », a lancé le locataire de la place Beauvau. « Ensuite, au second tour, il y a la volonté que le Rassemblement national ne gagne jamais une région. On voit bien la marque satanique que représenterait une victoire du RN. Ce serait aussi des investissements en moins dans cette région. Si un territoire est dirigé par un parti extrémiste, pensez-vous que les investisseurs étrangers viendront davantage ? Non. Ils iront dans un endroit plus acceptable. »



Photo d’illustration : de gauche à droite : Denis Thuriot, Gérald Darmanin, Didier Paris, Didier Martin (en arrière-plan), François Patriat et Fadila Khattabi. Photo LBP /Stéphane RAK

Bertrand LHOTE

Le Bien public

10 juin 2021