Cet article vient conforter l’analyse faite sur ce site même à propos de l’intifada en cours en Algérie depuis trois semaines, une biographie de ce personnage ayant été publiée cet après-midi. Il revient à la jeunesse algérienne de s’opposer à cette gérontocratie qui ne dit pas son nom et à dénoncer le hold up commis au grand jour par le régime mafieux des Bouteflika qui a outrancièrement violé la Loi fondamentale du pays, foulant au pied 4 de ses articles.

Il y a également lieu de dénoncer l’immixtion de la France officielle dans les affaires internes d’un pays souverain, en l’occurrence l’Algérie, l’ex-puissance coloniale s’étant précipitée de saluer la décision inique de Bouteflika alors que le peuple souverain ne cesse de pourfendre les agissements mafieux d’un système autocratique moribond qui ne s’embarrasse pas le moins du monde à violer la loi pour se maintenir au pouvoir contre sa volonté.


À moins d’un changement sous la pression de la rue et de l’opposition, c’est Lakhdar Brahimi qui va présider la conférence nationale de transition annoncée hier par le président Bouteflika.

Comme dévoilé par TSA, l’ancien diplomate a été rappelé, samedi 9 mars, en urgence à Alger alors qu’il se trouvait à Paris. Hier, il a été reçu par le chef de l’État qui lui a proposé de diriger la conférence nationale. Bien entendu, l’ancien diplomate a accepté.

Le choix de Lakhdar Brahimi présente de nombreux inconvénients. Il y a d’abord son âge avancé : 85 ans. La majorité des Algériens qui manifestent depuis le 22 février sont des jeunes qui réclament des changements radicaux. Il n’est pas certain qu’un homme de 85 ans soit en mesure de comprendre ces revendications et d’apporter des réponses sérieuses.

L’autre handicap concerne son impartialité. Pour diriger la conférence nationale, les Algériens auraient pu espérer mieux qu’un homme connu pour sa grande proximité avec Bouteflika. Depuis la détérioration de l’état de santé du président, Lakhdar Brahimi est devenu ces dernières années l’un de ses rares visiteurs. Ces visites, toujours médiatisés, ont servi à chaque fois à démentir des rumeurs et à prouver que le président peut toujours recevoir. Aux yeux de l’opinion, il est perçu comme un homme qui n’a pas dit la vérité sur la santé du président.

Enfin, Lakhdar Brahimi vit à l’étranger depuis de nombreuses années. Il ne connaît pas la classe politique algérienne, ni celle du pouvoir ni encore moins l’opposition. Il ne dispose d’aucun réseau pour l’aider à mener à bien les tractations autour de la conférence nationale. Et à juger par les cométaires sur les réseaux sociaux, l’homme est loin d’être populaire. Il suscite beaucoup de méfiance. Or pour une réussite de la conférence, le travail en coulisses est plus que nécessaire : convaincre au moins une partie de l’opposition, crédibiliser le processus auprès de la société civile et de l’opinion publique…


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