Ce qui est encore plus choquant c’est de voir cet ex-ministre de la justice jugé devant la CJR et non le TGI comme tout justiciable d’autant que le chef d’accusation est gravissime ! On sait déjà – vu son passé – que les décisions de la CJR sont plus que clémentes, il suffit de se souvenir du verdict prononcé « contre » Christine Lagarde impliquée dans l’affaire Tapie !



L’ex-garde des Sceaux a reconnu « la matérialité des faits » autrement dit d’avoir transmis des documents, mais conteste que ces derniers soient couverts « par un quelconque secret ».

Une épineuse question qui sera tranchée par la Cour de justice de la République, composée de douze parlementaires et trois juges de la Cour de cassation.

Jean-Jacques Urvoas, qui encourt une peine maximale d’un an d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende, pourrait être l’un des derniers ministres jugés par cette cour spéciale, seule habilitée à juger des actes commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions. Une juridiction critiquée pour la clémence de ses décisions et dont le président de la République a annoncé la suppression.


Photo d’illustration : Jean-Jacques Urvoas © Crédit : FRED TANNEAU / AFP

Elise Denjean

RTL / AFP

24  septembre 2019