Depuis ce 1er décembre 2025, l’avocat médiatique Olivier Pardo comparaît à Nanterre. Habitué à défendre Zemmour, Netanyahou… il siège aujourd’hui sur le banc des prévenus. Le parquet l’accuse, avec six autres personnes, d’avoir orchestré une tentative d’escroquerie géante contre TotalEnergies.
Tout commence dans les années 1990. André Guelfi, dit « Dédé la Sardine », intermédiaire historique d’Elf, signe un contrat pétrolier mort-né avec deux régions russes. Quinze ans plus tard, en 2009, ces régions réclament 22 milliards de dollars devant un tribunal arbitral privé. Olivier Pardo les représente. Derrière lui, selon l’accusation, Guelfi tire les ficelles et corrompt les arbitres, dont l’ex-juge consulaire Jean-Pierre Mattei.
Total flaire la fraude, dépose plainte et gagne : en 2017, l’arbitrage légitime déboute totalement les Russes. L’instruction, longue de quatorze ans, révèle alors un schéma plus large. Les enquêteurs découvrent quatre autres arbitrages suspects où resurgissent Guelfi, Pardo et les mêmes arbitres Laï Kamara et Andreas Reiner.
Ce procès met en lumière les dérives possibles de l’arbitrage international, justice privée prisée des multinationales. Pour la défense, Total a manipulé l’enquête. Pour le parquet, une petite équipe a tenté de détourner des centaines de millions, voire des milliards, en truquant des sentences. Les débats dureront trois semaines. La robe noire d’Olivier Pardo risque cette fois de rester au vestiaire. L’avenir nous le dira…






























