Voilà comment on glisse petit à petit en dictature en diminuant de plus en plus le budget de l’hôpital et en augmentant les dépenses et les chèques des labos pharmaceutiques et au même moment donner près d’un milliard d’euros de budget supplémentaire au ministère de l’Intérieur afin de contrer la révolte qui est en train de se lever en France par une répression de plus en plus féroce et criminelle. Tout ceci est bien entendu prémédité, ils savent ce qu’ils font.



Par ailleurs, « 885 emplois supplémentaires » seront créés en 2022 au sein de la police et de la gendarmerie, a annoncé le Premier ministre Jean Castex ce lundi.

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé ce lundi une hausse du budget du ministère de l’Intérieur « de plus de 900 millions d’euros » en 2022, s’ajoutant aux quelque 2,5 milliards supplémentaires pour la période de 2017 et 2021.

Jean Castex a également affirmé que la promesse du président Emmanuel Macron de créer 10.000 postes de policiers et de gendarmes au cours de son quinquennat serait « tenue », avec les « 885 emplois supplémentaires qui seront créés en 2022 », lors d’un déplacement à Saint-Dizier (Haute-Marne​). « Mon Gouvernement, comme celui qui l’a précédé, ont mis la sécurité tout en haut de ses priorités », a-t-il insisté.

« Un vecteur de délinquance »

Le Premier ministre, qui était accompagné du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et de la secrétaire d’État à la Biodiversité Bérangère Abba, a fait ces annonces lors de la signature d’une « charte d’engagement inédite, autour d’un « territoire de sécurité urbain et rural [TSUR] » ».

Avec Gérald Darmanin, « nous revendiquons ouvertement une politique de sécurité publique qui part des territoires et passe par les territoires et qui repose sur un lien de confiance » pour « assurer plus efficacement les responsabilités régaliennes prééminentes de l’État ». « La situation, il est vrai, requérait notre action collective. Car nous sommes ici au cœur d’un véritable carrefour, celui du triangle entre trois communes – Vitry le François dans la Marne, Bar-le-Duc dans la Meuse et Saint-Dizier – et un bassin de vie à la confluence de trois départements ». « C’est aussi, malheureusement, un vecteur de délinquance », a expliqué Jean Castex.

« Une véritable plaie pour la population locale »

Il a ainsi évoqué « les cambriolages et les exactions le long des principales routes nationales, mais aussi les occupations illégales de terrain par des gens du voyage dits « sédentarisés », notamment sur les communes de Perthes en Haute-Marne et de Sapignicourt dans la Marne ou encore les vols de matériel, de produits phytosanitaires ou de récoltes dans les exploitations agricoles. En une seule année, ces deux communes, qui comptabilisent moins de 1.000 habitants, ont enregistré pas moins de 120 faits de délinquance ».

« Cette délinquance est non seulement une véritable plaie pour la population locale, mais elle révèle aussi des filières organisées, qui s’attaquent au matériel des chantiers et à l’outillage agricole », occasionnant « régulièrement de la violence, parfois extrême », comme celle « qui a conduit à l’interpellation de 16 ressortissants tchétchènes », a ajouté Jean Castex.


Photo d’illustration : Place Beauvau  — Ludovic MARIN / AFP

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26 juillet 2021