Le degré de corruption et de dépravation des élites politiques parisiennes est fou. C’est du jamais vu, jamais. Ils font ce qu’ils veulent, tout le monde est au courant et il ne se passe rien au niveau judiciaire. Si, 15 ou 20 ans plus tard on a une condamnation à un 1 an de bracelet électronique, à la maison, pour des affaire gravissimes de corruption en bande organisée. Même la justice est décadente, les magistrats corrompus ou dépassés, incapables de comprendre ce qui se passe.
Deux ans après le scandale McKinsey, la proposition de loi (PPL) sur l’intervention des cabinets de conseil devait permettre à la puissance publique de reprendre la main sur ce « phénomène tentaculaire » ayant progressivement grignoté l’appareil d’État, selon les conclusions d’une commission d’enquête sénatoriale. Mais, le risque est désormais grand que le texte accouche d’une souris, après avoir été vidé de mesures ambitieuses lors de son examen à l’Assemblée nationale, du 24 janvier au 1er février, sous l’influence des représentants du secteur.
Tandis que l’État et ses opérateurs ont dépensé plus d’un milliard d’euros en prestations de conseil en 2021, la Fédération Syntec (organisation patronale des cabinets de conseil) a en effet présenté une série d’amendements visant à limiter la portée de cette proposition de loi, portée par la sénatrice Éliane Assassi (Parti communiste français) et le sénateur Arnaud Bazin (Les Républicains).
Mais la partie s’est aussi jouée en coulisses, où d’autres acteurs ont œuvré plus discrètement pour affaiblir les dispositions les plus contraignantes, notamment en matière de transparence et de prévention des conflits d’intérêts…





























