Le chemin du vrai et du beau, par Lotfi Hadjiat

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Il y a un homme libre dans chaque esclave (sauf chez les covidistes). Et il y a un souverain dans chaque homme libre. Le souverain bien.

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Le covidiste est un esclave qui a assassiné en lui l’homme libre. Et qui en est fier !

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Nietzsche avait bien pressenti le dernier homme mais il n’avait pas pressenti le dernier monstre : le covidiste.

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La Bête de l’Apocalypse n’est rien d’autre que la synthèse de tous les covidistes.

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Le Souverain Bien ne lutte pas contre la Bête de l’Apocalypse, il est déjà souverain, contrairement à la Bête qui, elle, lutte pour la souveraineté, en vain ; il n’y a plus de souveraineté en elle, il n’y a que chaos, il n’y a plus rien de vrai.

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Puisque rien n’est vrai alors tout est permis : tel est le principe d’action des nihilistes. Pour que la plus absurde tyrannie soit permise plus rien ne doit être vrai dans les déclarations de cette tyrannie : tel est le principe d’action d’Olivier Véran et de sa clique.

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Le vrai c’est la corrélation sémantique entre le souverain bien et son accomplissement sensible.

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On est dans la vérité lorsqu’on rend sensible notre souveraineté, lorsqu’on la donne sensiblement, lorsqu’on la créée, en conquérant, en transformant les résistances sémantiques qui entravent ce don. Le don du bien.

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La vérité advient au terme d’une conquête du sens. Au terme sensible de cette conquête.

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Le chemin du vrai ne consiste pas à fixer le sens des phénomènes sensibles mais à transformer du sens, à le faire mourir, à faire mourir des résistances sémantiques, des certitudes, jusque vers son accomplissement sensible. Logique esthétique.

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Dire vrai c’est faire mourir du sens, qui soutient un pouvoir, un rapport de forces.

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L’accomplissement sensible est une tragédie sémantique qui s’achève.

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La vérité ne relève pas d’une logique du sens mais d’une tragédie du sens.

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Le sens n’achève son accomplissement sensible qu’en mourant, sans qu’il s’agisse nécessairement de la mort physique du messager (le Christ, Socrate, Lycurgue).

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L’accomplissement sensible (l’Église) suit nécessairement une mort sémantique (la perte du message christique originel authentique transmué en doctrine paulinienne, nicéenne, éphésienne, latranienne, vaticanienne… ).

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Le grain du sens tombé en terre doit mourir pour qu’éclôt la fleur du sens.

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Le sens se transforme toujours, mourant, renaissant, il est vain de vouloir le fixer, le représenter, à travers un symbole, pour s’en souvenir, comme on se souvient d’une personne devant sa tombe. Chaque église est un tombeau du Christ et de son message. Chaque église est un Saint-Sépulcre. De la même manière, chaque mosquée est le tombeau dogmatique de ce qui fut révélé. Et l’Arche d’alliance fut le tombeau du Décalogue mosaïque brisé et transmué en décalogue du Serpent.

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Vouloir fixer le sens c’est vouloir le conserver, cela relève de l’instinct de conservation, de la logique du corps, logique du périssable donc.

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Les sciences empiriques se fondent sur la logique de la conformité objective, qui est une logique biochimique du corps, logique du périssable, logique du réfutable. « Une vérité n’est scientifique que si elle est réfutable », ne croyait pas si bien dire Karl Popper.

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Oui Husserl, les sciences empiriques se condamnent elles-mêmes, depuis Kant, à ne connaître que des représentations, et pas la présentation, la présence elle-même. Certes, Edmund, vouloir intuitionner la présence subjective de l’objet est un pas vers la vérité, qui n’est finalement atteinte qu’en nous unissant à la présence souveraine dans le tréfonds du sujet, qui n’est qu’une résistance à ce souverain.

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Le cœur des transformations du sens est le don, le souverain don du bien, ce don n’a aucun sens mais est à l’origine de tous les sens, qui ne sont qu’un jeu de résistances à ce souverain.

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La vérité est une perspective du bien qui fait advenir du sens jusqu’à son accomplissement sensible, esthétique.

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La vérité est l’advenir du sens.

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Le sublime se produit à l’accomplissement sensible d’un sens advenu vérité, c’est-à-dire révélant la perspective du bien. Le beau est un souvenir, un écho du sublime.



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